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 d’ADHEOS

Suite à des expériences négatives de membres de la communauté LGTB au Vietnam, le ministère de la Santé a appelé le personnel soignant à plus de respect.

Ce mardi 9 août, le ministère de la Santé du Vietnam a rappelé à l’ordre les médecins et les soignants face à la discrimination des patients LGBT : “Ne considérez pas l’homosexualité, la bisexualité, ou la transidentité comme une maladie, écrit le ministère, l‘homosexualité ne peut être soignée, n’a pas besoin d’être soignée et ne peut pas être altérée”.

Des expériences de discrimination

Cette directive ne vient pas de nulle part. En effet, malgré une avancée notable sur certains de ses voisins sur les questions LGBT, le Vietnam laisse perdurer des clichés qui continuent de se répandre dans le pays.

Comme le pointait le rapport de l’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch, il existe des écoles dans lesquelles les élèves peuvent apprendre que l’homosexualité est une “maladie mentale”.

De même, Nguyen Thi Kim Dung, membre du Centre de soutien pour les initiatives de développement de la communauté, apprend à l’AFP que des parents amènent parfois leurs enfants, appartenant à la communauté LGBT, à l’hôpital dans le but de les “soigner”. Elle explique qu’il existe aussi des cas d’annulation de rendez-vous médicaux pour d’autres membres de la communauté ainsi que la présence de questions discriminantes au cours de ces rendez-vous.

D’autres exemples discriminants existent encore au sein de la société vietnamienne, comme la loi, effective depuis 2015, concernant les mariages de personnes du même sexe. Ceux-ci, bien qu’acceptés, ont une faille qu’on voit dans l’Article 8, Paragraphe 2 de la nouvelle loi votée en 2014 : il y est écrit que ces couples ne seront ni reconnus ni protégés par la loi.

Une directive importante

Selon la membre du Centre de soutien, ce texte est “la reconnaissance officielle pour la communauté LGBT qu’elle a le droit d’aller dans les établissements de santé et qu’elle a le droit d’être traitée de la même manière”.

Le Vietnam doit néanmoins encore s’améliorer sur d’autres points au niveau de la question LGTB, comme le soulevait Le Thi Thu Hang, ministre adjointe du ministère vietnamien des Affaires étrangères le 27 mai 2022 lors d’un atelier international intitulé “Protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre : Expériences internationales et vietnamiennes”.

Lors de celui-ci, le Vietnam, candidat au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, a cherché à “obtenir des expériences ainsi qu’un soutien internationaux pour protéger la communauté LGBT de la discrimination“.