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 d’ADHEOS

Gardienne de l’équipe brésilienne de handball, déjà qualifiée pour les JO de Londres et ouvertement lesbienne, elle est cette année la marraine du Tournoi International de Paris. Le plus grand événement sportif LGBT de France a lieu ce week-end.
 
La 9e édition du Tournoi International de Paris (TIP) démarre aujourd’hui et s’étale sur tout le week-end. Organisé chaque année par la Fédération Sportive Gay et Lesbienne (FSGL), c’est le plus grand événement sportif LGBT français. Cette fois encore, il est multisports et entend apporter sa pierre à l’édifice contre les discriminations. Près de 2.000 athlètes amateurs, hommes et femmes issus de plus de 20 pays différents, y sont attendus! Pour la première fois, un Village sportif s’installe même dans le Marais pour l’occasion (lire notre article).
 
Le perchiste Romain Mesnil est à nouveau le parrain du cru 2012, aux côtés d’une nouvelle marraine, la handballeuse internationale brésilienne Mayssa Pessoa. Qui se dit «déçue» de ne pas pouvoir être présente ce week-end au tournoi parisien. Son excuse est de taille! Elle est actuellement en Turquie avec son équipe pour préparer les JO de Londres. Celle qui est aussi la gardienne de but du club d’Issy-Les-Moulineaux, vice-champion de France cette année, est ouvertement lesbienne et a répondu à nos questions.
 
TÊTUE: Comment t’es-tu retrouvée marraine du TIP cette année?
Mayssa Pessoa: Christelle Foucault (la présidente de la FSGL) est d’abord entré en contact avec Amélie Goudjo, qui est la capitaine de l’équipe de France et avec qui je joue en club. C’est Amélie qui m’a parlé du tournoi international, qui m’a demandé si je voulais en être la marraine. Je suis lesbienne, et je suis la seule dans mon équipe!
 
Tu avais déjà entendu parler de ce tournoi avant ça?
Non, et j’ai trouvé ça super intéressant! Un tournoi qui rassemble autour des homos, pour leurs droits et leur respect, je n’avais jamais vu ça et c’est trop bien! Et je suis déçue de ne pas pouvoir être là pour assister au tournoi, j’aurais aimé rencontrer des gens comme moi, gays et lesbiennes. Je ne peux pas car je suis en ce moment en Turquie, en préparation avec l’équipe du Brésil pour les JO.
 
Il y a aujourd’hui très peu de handballeuses professionnelles ouvertement lesbiennes…
Oui, il y en a beaucoup qui se cachent. Avant j’étais comme ça aussi…
 
Pourquoi?
Je ne voulais pas l’accepter. Et puis les années ont passé, jusqu’à ce que je me dise «J’aime les filles, c’est comme ça!» Aujourd’hui je suis en couple avec une femme, tout mon club le sait et je n’ai plus peur de rien.