NEWS
Les actualités
 d’ADHEOS

L’Obs a eu accès aux discussions d’un groupe de jeunes militants frontistes et du FNJ (Front National Jeunesse) sur Twitter, tenues entre septembre 2017 et février 2018, et où les propos homophobes fleurissent allègrement.
 
Ce groupe de discussion, qui a été créé pour la campagne présidentielle de 2017, mais qui s’est poursuivi au delà, était réservé aux seuls membres du groupe et n’était pas destiné à être rendu public.
 
On y découvre notamment des commentaires sur les membres de FN qui ont rejoint Les Patriotes de Florian Philippot, rebaptisés "Patrifiottes".
 
"Je veux bien lui enfoncer une batte de base-ball dans son cul jusqu’à la glotte si ça lui fait plaisir", écrit un ancien élu municipal, au moment de recevoir une photo de l’ancien numéro 2 du parti.
 
"La question de l’homosexualité des cadres et ex-cadres frontistes passionne les jeunes du FNJ", remarque L’Obs.
 
"Pourquoi ils sont tous PD autour de Philippot ?" On cherche à savoir qui couche avec qui. Comment deviner ? "Ça se voit sur son nez qu’il est gay", écrit ainsi un membre du groupe de discussion.
 
"On a une majorité de maires masculins gays. De députés masculins gays. Par contre on n’a pas beaucoup de lesbiennes. Que des gays, pas de lesbienne… D’ailleurs c’est marrant ça […] Putain de parti de sodomites de merde. Ils [Les Patriotes, NDLR] faisaient quoi au Front ? […] A part des partouzes entre eux ? Je ne sais pas", peut-on encore lire.
 
La question du mariage pour tous fait aussi l’objet de commentaires révélant l’idéologie réelle des militants, assez éloignée des positions officielles défendues par Marine Le Pen en public.
 
A la réflexion d’un membre qui affirme: "Ne pas revenir sur le mariage homosexuel, c’est être d’accord avec le fait que le couple formé par l’homme et la femme n’est plus la brique de notre société. Or jamais un couple homosexuel ne pourra se reproduire. Donc ça revient à accepter la non-reproduction de l’espèce et donc la mort", un autre répond: "Tu n’en parles pas pendant la campagne, c’est tout".