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 d’ADHEOS

Le jeune chroniqueur Mehdi Meklat a présenté ses excuses après avoir été vivement mis en cause sur les réseaux sociaux pour d’anciens tweets misogynes, homophobes et antisémites.
L’affaire a éclaté vendredi après son passage jeudi sur le plateau de "La Grande Librairie" (France 5), de nombreux internautes exhumant d’anciens tweets qu’il publiait sous le pseudo de "Marcelin Deschamps".
 
"Regrette que Ben Laden soit mort. Il aurait pu tout faire péter", twittait-il le 8 juillet 2011. Le 3 décembre 2013: "Vive les PD vive le sida avec Hollande". Le 10 avril 2014 "Pourquoi les juifs ont le droit de prendre le métro aussi?".
 
Il a depuis supprimé tous ses tweets d’avant février 2017. Mehdi Meklat s’est expliqué samedi sur Twitter: "Jusqu’en 2015, sous le pseudo Marcelin Deschamps, j’incarnais un personnage honteux raciste antisémite misogyne homophobe sur Twitter". "Les propos de ce personnage fictif ne représentent évidemment pas ma pensée et en sont tout l’inverse". "Je m’excuse si ces tweets ont pu choquer certains d’entre vous : ils sont obsolètes", a-t-il écrit.
 
"Chacun jugera la crédibilité d’une telle défense au regard de la durée, de la violence et de la répétition des faits", a estimé la Licra dans un communiqué. La journaliste Pascale Clark, qui avait confié une chronique sur France Inter pendant 5 ans à Meklat avec son partenaire Badroudine Saïd Abdallah, lui a apporté son soutien par un tweet samedi. Le chroniqueur expliquait déjà en 2015 s’être créé ce "double diabolique" sur Twitter.
 
Mehdi Meklat, 24 ans, qui a débuté adolescent sur le Bondy Blog et a publié deux romans, avait été qualifié avec son partenaire d’"enfants prodiges devenus poètes des ondes" par Le Monde en 2015. Les "Inrocks", dont il faisait la une début février avec Christiane Taubira, ont assuré lundi ne pas avoir eu connaissance de ces tweets.
 
"Les excuses qu’on attend de Mehdi Meklat à la suite de cette histoire (…) doivent explorer et éclaircir la part d’ombre qui sous-tend ses tweets honteux", écrit son directeur Pierre Siankowski.
 
Sur Facebook, Christiane Taubira a déclaré qu’il y avait "quelque chose à purger" chez Mehdi Meklat. "Il ne peut résider dans un même esprit la beauté et la profondeur d’une telle littérature et la hideur de telles pensées", a estimé l’ancienne ministre.