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 d’ADHEOS

 
L’ADFH, nouvelle association pour les homoparents, dénonce un document interne aux cadres de l’UMP, critiquant le projet du PS, qui estime qu’il n’y a «pas d’inégalité» entre homos et hétéros.

  
L’association des familles homoparentales (ADFH, lire article) a demandé jeudi au secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé de «corriger» des propos «diffamants» tenus selon elle contre les couples homosexuels dans un document diffusé en interne aux cadres de l’UMP

 
Ce document, intitulé Argus flash (extrait ci-dessus, à lire intégralement ici), s’insurge notamment contre le projet du parti socialiste d’autoriser le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels (lire  article). «Oui, le droit de mener une vie familiale s’applique à tous, quelle que soit son orientation sexuelle, mais cela n’implique pas le mariage», affirme le texte, qui poursuit: «Le PS veut le mariage homosexuel au nom de l’égalité, mais un couple d’un homme et d’une femme, ce n’est objectivement pas la même situation qu’un couple de deux personnes de même sexe, il n’y a donc pas d’inégalité de situation entre les couples hétérosexuels et homosexuels!».

 
 
Eléments perturbateurs
«Vous reconnaissez bien le principe fondateur de notre République qu’est l’égalité mais vous y soustrayez les éléments perturbateurs à votre définition de la “Famille traditionnelle”», s’étonne l’association des familles homoparentales (ADFH), dans une lettre ouverte adressée à M. Copé.
 
L’association souligne que «si comme vous l’indiquez le droit de mener une vie familiale s’applique à tous, nous nous permettons de vous rappeler que nos enfants sont discriminés par rapport aux enfants issus de couples hétérosexuels», notamment car ils «ne sont pas protégés en cas de décès du parent légal puisque le partenaire est un fantôme au regard du droit français (adoption par un couple homosexuel interdite, mariage homosexuel prohibé)».
 
La «clairvoyance» de Copé
De même l’association s’étonne que l’UMP évoque dans son document que l’intérêt de l’enfant «c’est d’être élevé, dans la mesure du possible, par son père et par sa mère».
 
«En éradiquant le quart des familles françaises qui vit dans une structure différente que celle que vous brandissez, vous vous éloignez radicalement du devoir de protection que la République se doit d’appliquer à ses administrés», estime l’ADFH, qui explique compter sur la «clairvoyance» de M. Copé «pour corriger ces propos diffamants».