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 d’ADHEOS

Des 522 demandes enregistrées en 2010 sur la base de ce motif, 156 ont été acceptées. Une proportion plus élevée que la moyenne générale.
 
Un nombre croissant de demandeurs d’asile en Belgique font état de leur homosexualité et affirment qu’ils ont fui leur pays pour l’homophobie qui y règne et la violence qui l’accompagne. En 2006, 116 demandeurs d’asile invoquaient ce motif contre 823 en 2011, rapporte vendredi "Het Laatste Nieuws". Des 522 demandes enregistrées en 2010 sur la base de ce motif, 156 ont été acceptées, soit 29,9 pc, une proportion plus élevée que la moyenne générale d’acceptation des demandes d’asile (21,4 pc).
 
Les autorités belges n’acceptent pas ce motif avec plus de facilité que les autres, a précisé la porte-parole du Commissariat Général aux Réfugiés et Apatrides (CGRA): chaque demandeur d’asile, quel que soit le motif, est soumis à un interrogatoire détaillé, de 3 à 4 heures, pour vérifier la crédibilité de son récit.
 
Selon l’association flamande de défense des droits des homosexuels Cavaria, il ne faut pas voir dans ce phénomène la tentative de certains demandeurs d’abuser du système.
 
La plupart des demandes d’asile viennent d’hommes d’origine africaine. Or dans certains pays, notamment en Afrique centrale, une "culture macho" prédomine et l’homosexualité demeure un tabou si bien ancré que peu de candidats oseraient s’en servir comme d’un alibi, a expliqué l’association.