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 d’ADHEOS

Comme chaque année, la mairie de la capitale russe a interdit le déroulement d’une marche LGBT. Et la police s’est chargée de faire respecter cette décision manu militari.
 
C’est devenu un triste rituel: la police russe a empêché dimanche l’organisation d’une gay pride à Moscou, interpellant des militants LGBT et des aussi des manifestants homophobes.
 
Septième année consécutive
Les forces de l’ordre ont rapidement interpellé les homos qui s’étaient rassemblés devant la mairie de Moscou, la manifestation ayant été interdite par la municipalité pour la septième année consécutive, au motif qu’elle risquait de provoquer une «réaction négative» des habitants.
 
Dans le même esprit, la police a affirmé avoir évité des affrontements entre militants gay et opposants homophobes qui effectuent fréquemment des apparitions aux rassemblements de défenseurs des droits LGBT.
 
«Une quarantaine de personnes au total, d’un côté comme de l’autre, ont été interpellées pour diverses infractions à la législation», a indiqué un porte-parole de la police cité par l’agence de presse Ria Novosti, soulignant que celles-ci n’avaient pas été transportées vers un poste de police.
 
«Etat totalitaire»
Parmi les personnes appréhendées, Nikolaï Alekseev (photo, au centre), le leader de la communauté gay en Russie, a critiqué les autorités. «C’est dommage que la Russie soit devenue un Etat totalitaire. J’ai été interpellé pour m’être exprimé devant des journalistes», a écrit Nikolaï Alekseev sur son compte Twitter.
 
Depuis leur première demande en 2006, les homosexuels n’ont jamais obtenu le droit de manifester à Moscou. Toutes leurs actions ont été empêchées ou dispersées sans ménagement par la police.