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 d’ADHEOS

Tous les chiffres viennent rappeler que si la loi française est du côté des personnes LGBTQI+, les violences basées sur l’homophobie ou la transphobie restent un phénomène alarmant que les autorités peinent décidément à endiguer.

Lèvres ensanglantées, hématomes crâniens, séjours à l’hôpital… Les images de nouvelles agressions physiques contre des personnes LGBTQI+ ne se tarissent pas sur les réseaux sociaux. Ces violences demeurent à un niveau alarmant, en dépit des avancées législatives et des multiples alertes des associations. Le rapport 2022 de SOS homophobie, celui de l’application FLAG!, ainsi qu’une note du ministère de l’Intérieur viennent le rappeler en ce 17 mai, journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie : en France, on se fait toujours cibler en raison de notre orientation sexuelle et notre identité de genre. Au total sur l’année dernière, les plaintes pour crimes et délits anti-LGBT+ ont ainsi augmenté de 28% par rapport à l’année 2020, soit un doublement depuis 2016 (+ 104%) ! Des chiffres qui restent en deçà de la réalité puisque le ministère estime que seules 20% des victimes déposent une plainte.

En 2021, 12% des 1.515 témoignages de LGBTphobie rapportés à SOS homophobie concernent une agression physique, soit 144 cas d’agression, une tous les trois jours. “Un niveau incroyablement stable d’année en année”, déplore Lucile Jomat, présidente de l’association. Ces chiffres sont corroborés par ceux de l’application FLAG! qui a reçu 1.161 signalements dont 10% recouvrent des violences physiques. Les services du ministère de l’Intérieur évaluent à 7.000 les personnes victimes chaque année de violences anti-LGBTQI+.

“On ne peut pas dire que la société est plus LGBTphobe parce qu’on recense plus d’actes de cette nature. Cela pourrait également s’expliquer par une plus grande visibilité des actes, qui sont régulièrement dénoncés”, précise Flora Bolter, autrice du rapport de FLAG! pour le compte de la Fondation Jean-Jaurès. Néanmoins, depuis la rédaction de têtu· où nous documentons quotidiennement ces agressions, nous sommes en mesure de constater que ces violences persistent inexorablement, en dépit d’une meilleure prise en compte par la justice et d’une amélioration de la formation des agents de police.