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Qui sont les « Indigènistes » et « Décoloniaux » qui voulaient interdire la tête de la Marche des Fiertés aux blancs ?

Dimanche 08 juillet 2018 à 13h21
Catégories : FRANCE, Revue de presse

Vous n’êtes peut-être pas au courant mais lors de la Marche des Fiertés parisienne du 30 juillet 2018, un cortège « contre le pinkwashing » s’est illégalement formé sous le silence assourdissant de l’Inter-LGBT qui a tenu à conserver sa neutralité sur la question. Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Nous avons enquêté.
 
Ce fut finalement un échec pour les manifestants qui désiraient former un cortège de tête uniquement composé de personnes racisées (individu subissant des discriminations systématiques par rapport à son origine ethnique) lors de la Marche des Fiertés parisienne. En partie repoussés à l’arrière, ils ont tout de même pu (puisque tout le monde a le droit de célébrer la Pride) participer à la marche dans le calme malgré une frustration apparente.
 
Au cri de « gouines, pédés et trans racisés », les manifestants qui étaient un peu moins d’une cinquantaine ont visiblement eu beaucoup de mal à faire respecter leur règle de non-mixité raciale puisque nombre de membres blancs du cortège ne semblaient pas au courant et ont tenté de tenir la banderole. Repoussés et insultés par les organisateurs, ceux-ci ont préféré se mêler à la foule. Très remontés, celles et ceux qui, eux, étaient au courant et se sont soumis à cette règle de leur plein gré n’ont pas hésité à se répandre en moqueries et en humiliations verbales sur Twitter, comme nous l’a rapporté l’Amical des Jeunes du Refuge

En conséquence de quoi, les militants de ce mystérieux mouvement sont allés jusqu’à harceler, intimider et menacer les membres de l’association qui se bat pourtant au jour le jour pour aider les jeunes LGBTQ+ en détresse. Mais qui sont-ils ? Une fois n’est pas coutume, cet épisode vient nous rappeler que la frontière entre extrême droite et extrême gauche est très fine et parfois inexistante. Impulsé par l’essayiste homophobe et raciste Houria Bouteldja (proche de Dieudonné et d’Alain Soral), (dont on retiendra la très poétique citation « l’homme arabe qui fait son coming-out homosexuel, c’est un acte de soumission à la domination blanche. Comme chacun sait, la tarlouze n’est pas tout à fait un homme. Ainsi l’arabe qui perd sa puissance virile n’est plus un homme. ») ce mouvement vise à une revanche de l’homme noir et arabe sur l’homme blanc.
 
 
Vous ne vous souvenez pas d’elle ? Et pourtant, en 2014, nous la retrouvions au côté des intégristes de la Manif Pour Tous pour dénoncer l’inexistante « Théorie du Genre » prétendument instruite dans les écoles et dont elle s’est servie pour lutter contre le Mariage pour Tous et l’égalité des droits. Si après ça, l’on veut nous faire croire que ce cortège « non-racisé » est gay-friendly, il va falloir mettre de solides arguments.
 
Très populaire à l’extrême gauche du fait de son racisme inversé, l’essayiste est à l’origine de très nombreuses actions homophobes, racistes et misogynes comme, par exemple, en invitant ses amies racisées à ne jamais dénoncer les viols perpétrés par des personnes noires ou arabes afin de les protéger, en participant à l’organisation de conférences contre ce qu’elle appelle « l’impérialisme gay » et qui n’est en fait rien d’autre que notre ambition d’acquérir la dépénalisation universelle de l’homosexualité et même en se lançant en politique au côté du Parti des Indigènes de la République et de divers mouvements dits « décoloniaux ».
 
Groupuscules souvent classés à l’extrême gauche, ces petits partis très influents dans la sphère politico-médiatique veulent prendre leur revanche sur la « vieille France coloniale » qu’ils pensent toujours d’actualité, critiquant l’interventionnisme du gouvernement, l’influence de la France dans les pays non-occidentaux, la diffusion du soft-power français ainsi que l’absence de sanctions internationales contre l’ex-colonialisme français. Rien que ça. Naturellement, ces partis ne sont pas très « gay-friendly » et ont une toute autre idée derrière la tête que la progression des droits LGBTQ+ à travers le monde.
 
Cette idée consiste en l’implosion politique de la communauté entre ceux qu’ils désignent comme « les racistes – homophobes » et les autres (c’est à dire ceux qui partagent leur idéologie). Ils ont déjà réussi à infiltrer des associations comme Act Up ou Aides et ils ne comptent pas s’arrêter là. Le deuxième objectif de ce groupe est plus vaste puisqu’il vise à mettre en lumière un prétendu « racisme » de la communauté LGBTQ+ afin que la gauche ne la soutienne plus. À l’inverse, le troisième objectif, toujours dans l’optique de diviser, est de pousser la frange la plus déconnectée de la communauté vers l’extrême droite pour conduire à un affrontement, voire à une scission. Pas folle la guêpe, on ne s’y est pas laissés prendre. Bien essayé.
 


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