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 d’ADHEOS

Face à la progression de l’épidémie de variole du singe (monkeypox), la Haute autorité de santé (HAS) a donné son autorisation pour que le vaccin, réservé jusqu’ici aux seuls cas contacts, soit désormais délivré en prévention à la population la plus exposée.

Enfin ! La population la plus exposée à l’épidémie de variole du singe (monkeypox) va pouvoir accéder au vaccin préventif. La Haute autorité de santé (HAS) vient de recommander l’ouverture aux hommes gays et bi multipartenaires de la vaccination, réservée jusqu’à présent en post-exposition aux seuls cas contacts. Les personnes trans multipartenaires sont également concernées, ainsi que les travailleur·es du sexe. Comme têtu· le révélait le 30 juin, le ministère de la Santé avait préconisé l’élargissement de la vaccination afin d’enrayer la propagation du virus dans la population HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes). 97% des patients sont en effets des HSH et 75% sont multipartenaires, selon les données de Santé publique France.

La mesure était réclamé par les associations concernées. Ainsi qu’une amélioration de la prise en charge, plusieurs témoignages de cas contacts ayant rapporté des difficultés à trouver un créneau de vaccination. L’Île-de-France étant particulièrement touchée par l’épidémie, deux nouveaux centres doivent y ouvrir lundi 11 juillet, en plus des sept déjà opérationnels. “Il y a eu du retard à l’allumage, maintenant, il faut passer la vitesse supérieure”, appuie auprès de têtu· Anne Souyris, adjointe à la mairie de Paris en charge de la Santé. D’autres pays, comme les États-Unis, ont déjà ouvert la vaccination préventive.

Vaccin contre la variole

Le vaccin utilisé contre le monkeypox est l’antivariolique classique. “C’est un vaccin de 3e génération, atténué, non réplicatif [c’est-à-dire qu’il ne contient pas de virus de la variole, ndlr], qui est bien toléré”nous a expliqué le Pr Jean-Michel Molina, médecin hospitalier à Paris. Son efficacité pour la prévention du monkeypox est de 85% après un schéma vaccinal complet, c’est-à-dire deux doses à 28 jours d’intervalle (hors cas particuliers). “Une dose suffit si le patient a déjà été vacciné contre la variole dans le passé. En revanche, trois doses sont recommandées pour les patients immunodéprimés même s’ils ont été vaccinés contre la variole“, nous a précisé la Direction générale de la santé (DGS).

Reste à savoir si le nombre de doses disponibles permettra de satisfaire les besoins rapidement. Les vaccins contre la variole étant réservés en France dans des stocks d’État classés secret-défense, à peine sait-on que l’Europe a sécurisé une commande de quelque 100.000 vaccins, bien en-deçà du nombre nécessaire pour vacciner l’ensemble des Européens concernés. Pour l’heure, les professionnels de santé ne sont pas concernés par la vaccination.

En cas de suspicion de variole du singe, qui se manifeste par une poussée de fièvre, des douleurs notamment au dos, des ganglions gonflés ou des boutons qui apparaissent sur le corps, les autorités sanitaires recommandent d’appeler le Samu (au 15) afin d’être redirigé vers le bon médecin. Si vous êtes positif, un isolement de trois semaines est nécessaire.