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 d’ADHEOS

Dans la capitale serbe, l’organisation d’une gay pride reste toujours subversif. Face à l’interdiction de la parade, opposée par les autorités publiques, des militants se sont rassemblés samedi dans un immeuble pour afficher leur mobilisation.
 
Plus d’une centaines de militants gay de Serbie ont participé samedi à un rassemblement de la Gay Pride «en salle» à Belgrade, entourés par un impressionnant dispositif policier, après des menaces de groupes extrémistes d’organiser une contre-manifestation.
 
Petits drapeaux
Les autorités ayant interdit un défilé prévu ce même jour pour la deuxième année consécutive en invoquant des «raisons de sécurité», les activistes ont assuré n’avoir pas abandonné le projet d’une parade dans les rues de Belgrade et assuré qu’elle aura lieu le 28 octobre 2013.
 
Les participants sont sortis brièvement sur le pavé devant l’immeuble où le rassemblement s’est tenu en brandissant des petits drapeaux arc-en-ciel et des cartons sur lesquels était inscrite la date de la prochaine parade.
 
«Inéquité et homophobie»
«Nous espérons que d’ici là, les autorités auront suffisamment de temps pour s’organiser et nous permettre de marcher quelque 970 pas» dans Belgrade, a dit un des organisateurs, Goran Miletic. «Ce défilé de la Pride n’est pas un cirque. Nous n’allons pas disparaître, nous n’allons pas abandonner et nous comptons rester visibles», a-t-il ajouté.
 
Présente à cet événement, la ministre suédoise des Affaires européennes, Birgitta Ohlsson, a déploré l’interdiction du défilé, la qualifiant de «discrimination» et assuré que «l’Union européenne n’allait pas accepter l’inéquité et l’homophobie».
 
Aucun incident
Des dizaines de policiers en tenue antiémeute ont encadré le rassemblement et étaient également postés à divers endroits du centre-ville, prêts à intervenir en cas de contre-manifestation. Selon une porte-parole de la police, aucun incident n’a été signalé.
 
En 2011, les autorités ont interdit la Gay Pride, ainsi que plusieurs rassemblements contre celle-ci, pour des «raisons de sécurité». En 2010, la Gay Pride avait été suivie de violents affrontements entre les forces de l’ordre et des groupes de la mouvance ultranationaliste, auxquels s’étaient joints des hooligans supporteurs de football. Plus de 150 personnes, notamment des membres des forces de l’ordre, avaient été blessées.