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 d’ADHEOS

 Trois jeunes garçons ont été interpellés et mis en examen cette semaine pour extorsion de fonds. Ils séduisaient des hommes sur le web pour ensuite les tabasser et les dévaliser. Un appel à témoins est lancé.
 
Trois jeunes hommes interpellés mardi dans la région de Perpignan ont été mis en examen pour extorsion de fonds «à raison de l’orientation sexuelle de leur victimes», et placés en garde à vue mercredi soir. Ils sont soupçonnés d’être des «truqueurs», c’est-à-dire des escrocs qui se font passer pour des gays en quête de partenaire, et qui détroussent ceux qui tombent dans leurs filets.

 
 
Ligoté, frappé et menacé avec un tournevis
Les premiers faits remontent à juin 2009: un homme de 42 ans fait connaissance avec un jeune homme sur Internet. Ils décident d’une rencontre sur le parking d’un terrain de sport, près de la petite ville d’Elne (photo), d’où sont originaires les trois interpellés. A peine arrivé, le quadragénaire est agressé par deux garçons qui le dévalisent et prennent la fuite au volant de sa voiture.
 
En décembre, c’est un sexagénaire qui se laisse séduire. Prise de contact sur Internet avec un jeune homme, échange de SMS et de coups de fil avant de décider d’une rencontre. Candidement, l’homme de soixante-deux ans invite son nouvel ami, et deux de ses copains, à prendre un verre chez lui. Mais à l’heure du rendez-vous, le scénario se répète: le malheureux se retrouve ligoté sur une chaise, frappé, et ses agresseurs menacent de lui planter un tournevis dans la gorge. Ils repartiront avec des téléphones portables, du liquide et la carte bancaire du sexagénaire.
 
Victimes ou témoins
Après dix mois d’enquête, trois suspects dont deux étaient mineurs au moment des faits ont donc été appréhendés et déferrés devant la justice. «Les victimes ont été attirées dans un véritable guet-apens, a expliqué mercredi le procureur de la République Jean-Pierre Dreno. Pour eux, les homosexuels constituaient des proies faciles qui ne porteraient pas plaintes.» De fait, les deux victimes ont hésité quelques jours avant de porter plainte.
 
Il n’est pas donc pas exclu que d’autres personnes aient subi les exactions de ces trois jeunes. Comme dans une enquête similaire à Montpellier (lire  article), un appel est lancé pour recueillir les déclarations d’autres victimes ou témoins, en contactant la brigade de recherches de la gendarmerie de Perpignan au 04 68 66 44 00.