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 d’ADHEOS

Pour le mariage et l’adoption, mais aussi la PMA: Olivier Dussopt, Annick Lepetit et beaucoup d’autres signent aujourd’hui une tribune sur le site de Mediapart.
 
Le timing est parfait, mais la comparaison des nombres ne joue pas en leur faveur. Alors que 200 députés et sénateurs d’opposition, signataires de l‘entente parlementaire contre l’homoparentalité, ont à nouveau réclamé hier un ajournement du projet de loi sur le mariage pour tous, 100 députés de la majorité socialiste se prononcent aujourd’hui pour le texte.
 
Sens de l’histoire
Parmi eux, Bernard Roman, le député du Nord qui fait déjà partie des défenseurs du projet les plus visibles, Annick Lepetit et Patrick Bloche, députés de Paris, ou encore Olivier Dussopt, député de l’Ardèche. Leur tribune, publiée aujourd’hui sur le site de Mediapart alors que «la droite retrouve les alliés et l’inspiration qui l’ont conduite aux pires amalgames dans son opposition au pacs» – une loi dont M. Bloche était rapporteur – entend rappeler le sens de l’Histoire: «Peu de lois marquent autant que celle-là une étape dans la marche du progrès. Nous savons combien cette réforme laissera l’empreinte de l’égalité sur le mandat de François Hollande et sur la génération qui portera son nom», affirment-ils.
 
Ils se revendiquent des exemples déjà en place à l’étranger – qui «n’ont eu qu’un seul effet: celui de disqualifier les violences et les discriminations» et défendent l’homoparentalité, qui «existent depuis longtemps».
 
Pour la PMA
Ils vont même plus loin que les seuls mariage et adoption: ils réclament également l’ouverture à la procréation médicale assistée pour les couples de femmes. «Les femmes qui souhaitent avoir un enfant sans connaître son père biologique le peuvent depuis longtemps. La question de l’assistance médicale à la procréation se pose en ces termes. Faut-il ne rien changer, fermer les yeux sur les prises de risque et sur les inégalités provoquées par les tarifs pratiqués par les cliniques étrangères? Nous ne le pensons pas», écrivent-ils.
 
Et de conclure: «Nous savons combien cette réforme laissera l’empreinte de l’égalité sur le mandat de François Hollande et sur la génération qui portera son nom. Il ne s’agit pas de la victoire des uns contre les autres. Il s’agit d’un progrès pour toute notre société, et, au-delà, d’un message en faveur des libertés et de l’égalité des droits que la France adresse au monde. Puisse le débat qui s’ouvre se situer à la hauteur de ce message.»