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 d’ADHEOS

Le lycée catholique Sainte-Marie à Lyon, sous contrat avec l’Education nationale, utilise un ouvrage homophobe en cours de religion.
 
C’est le compte Twitter @ParisPasRose, très engagé sur les questions LGBT, qui a révélé les faits le 10 octobre dernier.
 
Le lycée catholique Sainte-Marie à Lyon (photo), sous contrat avec l’Education nationale, utilise un ouvrage homophobe en cours de religion, "Raisons de croire, petite théologie par les textes", publié en 2006.
 
Ce qu’on y lit concernant l’homosexualité est sans conteste une condamnation des relations sexuelles entre personnes du même sexe.
 
Dans un chapitre consacré au "Sens de l’amitié" et à "la question homosexuelle", l’ouvrage tente une démonstration hasardeuse en distinguant "l’homo-socialité : le besoin de se retrouver entre personnes de même sexe (pour une activité, un sport…), l’homo-affectivité : le fait de rechercher des relations fortes d’amitié entre personnes de même sexe; l’homo-sensualité : le besoin de contact physique (un fils cherche le contact avec son père, entre femmes…)" et enfin "l’homo-érotisme : le fait de rechercher des relations qui engagent le sexuel avec des personnes de même sexe".
 
Seul l’homo-érotisme est problématique, indique l’ouvrage. "Si le sens des gestes hétérosexuels (coït) est clair (accueil, don, alliance, fécondité), le sens des gestes homosexuels (sodomie, fellation, cunnilingus) est trouble et stérile. Ce sont des gestes de substitution qui confondent l’oralité, l’analité et la génitalité. Ils sont confus, intrinsèquement désordonnés".
 
Ce livre est utilisé dans les cours d’enseignement religieux, obligatoires, depuis 2014 dans toutes les classes de terminale.
 
La révélation des faits par plusieurs articles de presse a mis la direction de l’établissement sous pression. Celle-ci se défend en affirmant qu’il n’ y a pas "d’homophobie prêchée par Sainte Marie" et qu’aucun "acte homophobe n’a été rapporté dans l’école".
 
Toutefois, la direction a convenu que le passage incirminé était "mal rédigé" et pouvait "blesser des personnes". La décision de le réécrire aurait été prise, mais suivant la position de l’Eglise qui "ne condamne pas les personnes homosexuelles mais les actes homosexuels, qui sont pour elle contraires à la nature"…
 
Le lycée Sainte-Marie étant sous contrat avec l’Etat, la question d’un traitement homophobe des relations homosexuelles dans son enseignement peut être posé.
 
Le ministère de l’Education nationale se défausse en arguant que le cours de religion dans lequel a été utilisé le livre ne fait pas partie des enseignements obligatoires et ne dépend donc pas du contrat signé avec les établissements privés.
 
Un argument qui ne saurait tenir compte tenu du fait que les cours en cause sont bel et bien obligatoires comme le conrfirment à la fois le site du lycée et les témoignages des élèves.