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 d’ADHEOS

Un projet de loi sur l’union civile pour les homos comme les hétéros a été balayé par les deux Chambres. Une députée a qualifié la proposition de «marxisme culturel».
La Roumanie n’est pas près de faire une place aux couples de même sexe. Au début du mois, la Commission des affaires juridique de la Chambre des députés à rejeté, à l’unanimité, une disposition sur les unions civiles. Le texte, préparé par le député Vert Remus Cernea, était destiné à tous les couples, homos et hétéros, à l’instar du pacs français de 1999. Il était limité à quelques questions pratiques: successions, assurances sociales, contrats.
 
Le projet de loi sera vraisemblablement enterré. En effet, avant cela, il avait été douché par les sénateurs: seuls deux – sur 176 – avaient voté en sa faveur. Beaucoup de membres des partis modérés, à gauche comme à droite, s’étaient abstenus.
 
«Progrès illusoire»
Droite et gauche semblent unanimes pour rejeter une loi jugée «inutile», voire «totalitaire» pour certains. C’est le cas de la députée d’un parti agrarien, Diana Tusha. «Nous avons eu assez de 50 ans d’expérience du communisme, où les lois étaient imposées sans égards pour les spécificités roumaines, a-t-elle déclaré. Il n’y pas à traumatiser encore des générations au nom de quelque progrès illusoire relevant de recettes étrangères.»
 
L’an dernier, le Parlement roumain avait écarté in extremis, sur pression d’éléments de la société civile et de l’Union européenne, une motion définissant le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. Le pays dispose toutefois de lois anti-discrimination qui incluent l’orientation sexuelle et l’identité de genre.