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 d’ADHEOS

L’ILGA (Association internationale lesbienne, gay, bisexuelle, trans et intersexuée) a présenté mercredi son dernier rapport sur l’homophobie d’État à Wellington, en Nouvelle-Zélande. 
 
Sur plus de 500 pages, le traitement respectif des minorités sexuelles et de genre dans les 193 États membres des Nations Unies est analysé dans ce 13ème rapport de l’ILGA.
 
La Conférence mondiale de l’ILGA a généralement lieu tous les deux ou trois ans.
 
"En mars 2019, 70 pays continuaient à criminaliser les activités consenties entre personnes du même sexe et, dans 44 de ces pays, la loi est applicable sans distinction de sexe", a déclaré le rapporteur Lucas Ramón Mendos.
 
"L’Inde, Trinité-et-Tobago et l’Angola ont été les pays les plus récents à abolir de telles lois. Espèrons que cela contribuera à apporter des réformes dans d’autres pays de la région, mais ces progrès ne sont pas sans recul. Ainsi, le Tchad a érigé en infraction pénale les relations homosexuelles en 2017. Il s’agit d’un exemple inquiétant d’un retour en arrière", a-t-il souligné.
 
Autres conclusions clés du rapport: six États membres des Nations Unies appliquent la peine de mort au Code pénal (Iran, Arabie saoudite, Yémen, Soudan, Somalie, Nigéria).
 
Dans cinq autres États, cette sanction est théoriquement possible (Pakistan, Afghanistan, Émirats arabes unis, Qatar et Mauritanie).
 
32 États limitent la liberté d’expression sur les questions d’orientation sexuelle et d’identité de genre et 41 États entravent la mise en place d’organisations LGBTI.
 
Sur le versant positif du rapport, on apprend que 73 États interdisent la discrimination sur le lieu de travail en raison de l’orientation sexuelle. Neuf États ont même inscrit cette antidiscrimination dans leur constitution.
 
Vingt-six États ont ouvert le mariage aux gays et aux lesbiennes, mais 27 États offrent toujours une reconnaissance limitée des partenariats de même sexe.
 
Autre résultat: à ce jour, seuls trois pays interdisent la tentative de "guérison" de l’homosexualité. Selon la ministre fédérale de la Santé, une telle loi devrait être adoptée en Allemagne dans les prochains mois.