NEWS
Les actualités
 d’ADHEOS

Une enquête a été ouverte mercredi après l’agression dont a été victime à Paris le président d’Urgence Homophobie, une association d’aide aux étrangers LGBT en danger dans leur pays.
Ouverte pour violences commises à raison de l’orientation sexuelle, cette enquête a été confiée au commissariat du Ier arrondissement de Paris.
 
Les faits se sont déroulés peu après minuit à la sortie d’un restaurant, dans le centre de la capitale, selon Guillaume Mélanie, qui a publié sur Twitter une photo de son visage tuméfié. "Nous fêtions la réception du titre de séjour de l’un de nos bénéficiaires. Nous gênions un peu le passage dans la rue et un homme nous a bousculés un peu violemment", a-t-il expliqué.
 
"J’ai dit ‘doucement!’, puis un autre homme qui était avec lui m’a dit ‘T’es qu’un sale pédé’, ‘il faut vous brûler’, et m’a envoyé une droite très forte" au visage, a affirmé Guillaume Mélanie, précisant qu’il allait porter plainte dans la journée. "Il faut que nos plaintes soient instruites et pas classées sans suite. Sinon, le sentiment d’impunité va perdurer", a-t-il observé.
 
Plusieurs agressions à caractère homophobe ont eu lieu dans la capitale ces dernières semaines.
 
Le 18 septembre, un jeune comédien a été insulté et frappé alors qu’il se trouvait avec son compagnon à la sortie d’un théâtre dans le XXe arrondissement. Le 6 octobre, un couple d’hommes a été agressé par deux personnes dans le XIXe arrondissement alors qu’ils échangeaient un baiser. L’un des auteurs a été condamné à un an de prison ferme.
 
Affirmant "tout (son) soutien" à Guillaume Mélanie, la maire de Paris Anne Hidalgo a appelé mercredi sur Twitter à "un sursaut collectif" face à cette "série d’actes homophobes". "Il est hors de question de nous résigner face à cette violence", a-t-elle affirmé, invitant les services de la Préfecture de police, du procureur de Paris, de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) ainsi que les associations à une réunion sur le sujet à l’Hôtel de Ville.
 
D’autres responsables politiques ont tweeté leur soutien au responsable associatif: Benoît Hamon (Générations), Luc Carvounas (PS), Ian Brossat (PCF), l’ancien adjoint à la mairie de Paris Bruno Julliard ou encore Boris Vallaud (PS).