ASSOCIATION LGBT MILITANTE & FRIENDLY, POITOU-CHARENTES
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LES ACTES HOMOPHOBES ET TRANSPHOBES PERSISTENT EN POITOU-CHARENTES

Mercredi 16 mai 2018 à 08h25
Catégories : ADHEOS, Communiqués de presse

5 ans après le mariage pour tous, plus de 40.000 mariages de couples de même sexe ont été célébrés en France. 5 ans d'une loi qui si elle n'a pas changé nos amours, a définitivement changé la France et sauvé le principe d'égalité de notre pays.
 
Celles et ceux qui se sont battus contre, nous promettaient la fin du monde, nous garantissant l'effondrement de notre société. Ils avaient irrémédiablement tort.
 
Alors qu'est ce qui a changé pour les opposants d'hier? Rien! Qu'est-ce que cette loi a changé pour les homosexuel.le.s? Tout ! La reconnaissance de nos familles et de nos amours; l'absolue satisfaction de transmettre aux futures générations un pays plus juste, plus inclusif.
 
Mais taire l'incroyable vent d'homophobie et de transphobie qui souffle sur la France depuis 2013, serait nier l'évidence…
 
ADHEOS Centre LGBT Poitou-Charentes constate en 2017, localement comme nationalement, la persistance des actes et des discours publics LGBTphobes, nourris par des organisations conservatrices et leurs relais, dans le contexte électoral de l’année 2017.
 
En effet, les campagnes législatives et présidentielles en 2017 ont été l’occasion pour certains candidats d’affirmer des programmes politiques LGBTphobes, comme la remise en cause de la Loi Taubira.
 
Enfin, les débats autour de la PMA, de la GPA et de l'homoparentalité de manière générale contribuent également dans ce contexte à nourrir et légitimer l’homophobie, voire inviter les gens à passer à l’acte.
 
La dernière illustration dans notre région de ce climat LGBTphobe, ce sont ces deux militants de l’association de lutte contre le VIH Aides, qui se sont vu lancer, le 21 avril à Poitiers (Vienne) : «Sale PD, on va te faire la peau», avant de se faire tabasser par deux individus.
 
Par ailleurs, ADHEOS constate que la France manque cruellement à ses devoirs en matière de droit d’asile des personnes LGBT.
 
 
  • L’urgence de légiférer du gouvernement et d’améliorer la réponse pénale
 
1- Pour ADHEOS il est urgent que le gouvernement présente rapidement un projet de loi sur l’ouverture de la PMA et la filiation pour garantir la sécurité sanitaire, juridique et matérielle de nos familles. Sans quoi, il est à craindre une hausse en 2018 des actes LGBTphobes et des agressions physiques suite aux débats autour de l'accès à la PMA.
 
2- Le Parlement européen a voté, le 1er mars 2018, un texte appelant les États membres à interdire les thérapies de conversion, c’est-à-dire les pratiques visant à « soigner » l’homosexualité. ADHEOS dénonce le vote de 29 députés européens français issus des rangs du Front National et des Républicains qui ont voté contre ou se sont abstenus au parlement européen.
 
Avec ce vote, le Parlement européen emboîte le pas à l’Organisation des nations unies, qui s’était déjà prononcée contre les thérapies de conversion en 2015, les qualifiant de « violentes » et « abusives ».
 
En France, ces pratiques sont encore légales, bien que rares. Dans l’Union européenne, les thérapies de conversion ne sont illégales qu’à Malte et dans certaines régions autonomes espagnoles (Madrid et Valence). Ces pratiques sont en effet dangereuses pour le bien-être et l’acceptation de soi de personnes LGBT vulnérables et influençables, en augmentant considérablement leurs risques suicidaires.
 
Aussi, ADHEOS demande au gouvernement de légiférer rapidement, conformément aux décisions du parlement européen, afin d’interdire pénalement en France les thérapies de conversion de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.
 
3- En 2016, les forces de police et de gendarmerie ont enregistré 1084 infractions commises du fait de l’orientation sexuelle réelle ou supposée ou de l’identité de genre (infractions « anti-LGBT »), subies par 1020 victimes. Les injures et les outrages représentent 32% de ces infractions. Les chiffres pour l’année 2017 sont particulièrement attendus et seront publiés en septembre 2018.
 
ADHEOS attend surtout les chiffres du Ministère de la Justice quant à la réponse pénale apportée, ayant donné lieu effectivement à condamnation pour LGBTphobies…
 
Selon nos constatations sur le terrain auprès des victimes, ADHEOS craint une réponse pénale nettement insuffisante : trop souvent encore les plaintes des victimes LGBT sont classées sans suite…
 
 
  • Demandeurs d’asiles homosexuels : la République française manque cruellement à ses devoirs
 
Les demandeurs d’asile LGBT sont victimes dans leurs pays d’une véritable chasse à l’homme organisée par l’état, la police, les autorités religieuses, la population quand ce n’est pas leur famille elle-même !
En France, les demandeurs d’asile LGBT sont souvent des hommes seuls, polytraumatisés qui ne sont cependant pas reconnus prioritaires pour obtenir une place d’hébergement en CADA (Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile), se retrouvant ainsi faute de place à la rue …
Conséquence, ils n’ont pas d’accès à un accompagnement psychologique adéquat diminuant d’autant leur chance de succès à l’obtention du statut de réfugié auprès de l’OFPRA !
 
Par ailleurs, lorsqu’ils obtiennent parfois une place d’hébergement, ADHEOS constate une prise en charge non spécifique dans les CADA contrairement à d’autres pays (Allemagne, Pays Bas, etc.). Conséquence : les demandeurs d’asiles LGBT en France sont souvent victimes de discriminations homophobes par les autres demandeurs d’asiles, au mieux ils doivent taire et cacher leur orientation sexuelle !
 
Quant aux demandeurs d’asiles Trans, certains CADA leur proposent des hébergements correspondant au sexe biologique et non identitaire les exposant quasi automatiquement à la transphobie des autres demandeurs d’asiles !

➢ ADHEOS dénonce cette situation de maltraitance continue des demandeurs d’asile LGBT, elle est inacceptable et non appropriée pour leur reconstruction psychologique en France.
 
Enfin, les demandeurs d’asiles LGBT à la rue, ou hébergés par des bénévoles qui obtiennent leur statut de réfugié par l’OFPRA, ne sont dès lors plus pris en charge par l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’intégration) ! Conséquence : plus aucun accompagnement social et médical organisé par l’Etat …
 
➢ ADHEOS dénonce cette situation catastrophique où l’OFII s’occupe des demandeurs d’asiles mais pas des réfugiés statutaires à la rue : bienvenue en France !
 
Par décision du 22 janvier 2018, l'association ADHEOS est habilitée par l'OFPRA, permettant d’accompagner les demandeurs d’asiles LGBT à l’entretien mené par l’Office.
 
ADHEOS se félicite de cette habilitation qui traduit les fruits d’un travail intense de ses bénévoles depuis 3 ans sur la région.
 
ADHEOS recherche régulièrement des bénévoles sur Niort, La Rochelle, Saintes et Angoulême, sensibilisés à la détresse des demandeurs d’asile LGBT et qui souhaitent apporter aides et accompagnements par une formation interne continue. Contactez-nous directement au 06 26 39 66 13 ou par courriel contact@adheos.org
 
  • Le programme des manifestations organisées sur Saintes, La Rochelle, Niort, Angoulême dans le cadre des semaines contre l’homophobie est téléchargeable ICI
 
  • Contact presse : Frédéric HAY, Président d’ADHEOS au 06 26 39 66 13


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