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Thèmes associés : Guet-apens homophobe à Drancy : 4 ans de prison pour l'agresseur de Kévin car ADHEOS partie civile au procès. où revue de presse LGBT.

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Guet-apens homophobe à Drancy : 4 ans de prison pour l'agresseur de Kévin, ADHEOS partie civile au procès.

Lundi 10 mai 2021 à 19h08
Catégories : ADHEOS, Autres associations LGBT, Communiqués de presse

Communiqué de presse. Paris, 10/05/2021.
 
Dans l’affaire du guet-apens homophobe de Drancy, l’agresseur a été condamné, lors de l'audience qui s'est tenue ce lundi 10 mai 2021 (sic), à 4 ans de prison, dont 16 mois avec sursis pour des faits de violences homophobes en réunion avec usage d’une arme.
 
Le 5 mars 2019, Kévin a été victime d’un violent guet-apens homophobe à Drancy, alors qu’il pensait se rendre à une rencontre organisée via l’application de rencontres Smax. Ses trois agresseurs l’ont violemment frappé et un coup de couteau dans le ventre lui a été asséné. Cette agression homophobe a entraîné près de 30 jours d’ITT, ainsi qu’un profond traumatisme psychologique.
 
Ce guet-apens avait été requalifié de violences homophobes en réunion avec usage d’une arme durant l’instruction du dossier. Deux des agresseurs étant mineurs au moment des faits, ils seront jugés devant le Tribunal pour enfants, tandis que le troisième agresseur comparaissait devant le Tribunal correctionnel de Bobigny aujourd’hui. La peine encourue était de dix ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende.
 
4 ans de prison ferme avec un sursis probatoire de 16 mois
 
En raison de la violence de l’agression et du caractère homophobe retenu, l’agresseur a été condamné à 4 ans d’emprisonnement, dont 16 mois avec sursis probatoire. Étant déjà resté 20 mois en détention provisoire, le prévenu sera assigné à résidence pendant 12 mois sous dispositif électronique, avec obligation de suivi d’une formation, interdiction de rentrer en contact avec la victime et interdiction de porter une arme.
 
Indemnisation de Kévin et des associations
Kévin et les associations Mousse, Stop Homophobie et ADHEOS ont été déclarées recevables dans leur constitution de partie civile :
– Le préjudice corporel de Kévin n’était pas encore consolider plus de 2 ans après les faits, le tribunal a ordonné une expertise pour évaluer son préjudice et lui a d’ores et déjà accordé 1500 € d’indemnité pour ses frais d’avocats.
– Le prévenu devra également verser à chaque association 300 € à titre d’indemnité (soit 900 € pour les 3 associations) et 250 € en remboursement de leur frais d’avocats (soit 750 € pour les 3 associations).
soit un total provisoire de 3150 €.
 
Toujours trop d’agressions homophobes en banlieue.
 
Selon le ministère de l’Intérieur, en 2019, 1870 victimes d’infractions à caractère homophobe ou transphobe ont porté plainte, soit +36% par rapport à 2018. Les victimes des actes anti-LGBT constatés par la police étaient en majorité des hommes (75 %) entre 15 et 34 ans (58 %).
Selon deux sondages réalisés par l’Ifop en 2018 et 2019 pour la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et l’homophobie (Dilcrah) : 55% des LGBT ont déjà été victimes d’un acte LGBTphobe dans leur vie
– 39% des homosexuel.le.s résidant dans des banlieues populaires ont déjà été agressé.e.s physiquement en raison de leur orientation sexuelle,
– 80% des LGBT agressé.e.s physiquement au cours des 12 derniers mois expriment un sentiment de désarroi en lien avec leur orientation sexuelle ou leur identité de genre,
– 60% des LGBT victimes d’une agression physique ont pensé à se suicider.
On constate ainsi que le contexte de discrimination accentue les effets psychologiques des violences physiques. Ces conséquences psychologiques graves sont – malheureusement – également présentes chez Kévin.
 
Selon Me Etienne Deshoulières, avocat des associations : « Les homosexuels vivant en banlieue sont trop souvent victimes d'agressions homophobes. Il est temps que cela s’arrête. La violence homophobe n’est pas une fatalité. Il faut sensibiliser, informer et parfois sanctionner fermement lorsque cela est nécessaire. »
 
 
  • Contact presse : Etienne Deshoulières – Avocat au barreau de Paris


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