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Thèmes associés : Quand l'école devient un enfer : le terrible quotidien de Thomas. Victime de harcèlement scolaire car revue de presse LGBT.

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Quand l'école devient un enfer : le terrible quotidien de Thomas, victime de harcèlement scolaire

Jeudi 04 mars 2021 à 18h11
Catégories : FRANCE, Revue de presse

Thomas, adolescent marseillais de 13 ans, dit recevoir quotidiennement des insultes homophobes, sexistes et des menaces de mort à l'école. Alors qu'il a fait deux tentatives de suicide, l'établissement semble difficilement prendre la mesure de l'urgence.
 
C'est un cri du coeur d'un collégien et sa mère est totalement désemparée pour le protéger. Depuis 2017, Thomas (prénom modifié) est victime de harcèlement à l'école et en dehors. "Va te faire enculer, sale pédé", lui lâchent ses camarades dans un enregistrement que TÊTU a pu écouter. À deux reprises, Thomas a tenté de mettre fin à ses jours.
 
"En sixième Thomas ne voulait pas retourner à l'école. Je devais l'emmener et au moment où j'ouvre la porte, Thomas court et tente de se défenestrer du sixième étage. Je ne sais pas comment je l'ai remonté, son corps était parti, je le retenais par le pied et sa chaussure se détachait", raconte sa mère, Lila, très émue à TÊTU. Le jeune homme était insulté chaque jour au collège, menacé sur Instagram par ses camarades. Selon elle, la directrice de l'école est impuissante et ses tentatives pour protéger l'élève se sont avérées vaines.
 
Une plainte a été déposée
 
"J'ai fait un courrier au procureur de la République de Marseille", indique Lila. Le Parisien indique que le parquet de Marseille prend l'affaire au sérieux et a ouvert une enquête. "J'ai appelé la cellule harcèlement du rectorat qui n'a pas bougé", raconte Lila. Elle a également fait appel au Défenseur des droits, qui ne souhaite pas s'exprimer pour le moment, mais qui s'est aussi emparé du dossier. Plusieurs associations LGBTQI+ soutiennent cette maman désespérée.
 
Sur l'insistance de la mère, l'année dernière, Thomas change de classe. "En septembre, alors qu'il entre en cinquième, Thomas se rend compte qu'il est dans la même classe qu'un des élèves qui l'a harcelé. Résultat, tout reprend. Le harceleur de Thomas a été convoqué par la direction. Mais la proviseure n'a pas voulu le sanctionner au motif que le harcèlement s'est fait en dehors de l'école et qu'il est impossible à prouver", assure la mère.
 
"Je tremble des jambes et je vais pleurer aux toilettes"
 
Quand on parle avec Thomas, au téléphone, c'est un adolescent calme et précis qui parle. "Des élèves s'en prennent à moi. Ils me bousculent dans les couloirs, m'insultent au collège et sur les réseaux sociaux", nous confie le jeune gay. "En classe, je suis très très angoissé. J'ai très peur, je suis stressé : je tremble des jambes et je vais pleurer dans les toilettes", dit-il à TÊTU. Il dit s'être épanché auprès de sa prof d'anglais, mais depuis, il ne s'est rien passé pour le garçon de 13 ans "en tout cas, je n'en n'ai pas eu connaissance".
 
Le jeune ado est atteint de dispraxie, de dysgraphie et d'un trouble de l'attention, qui le rendent anxieux. "Après avoir parlé à sa prof, Thomas a été considéré dans la classe comme une balance. Plusieurs élèves se sont ligués contre lui, le traitant de 'pédé' quotidiennement et le menaçant de mort", dit sa mère. Depuis décembre, Thomas ne va plus à l'école, sur recommandation de sa neuro-pédiatre. "Les profs mettent les harceleurs à côté de moi dans la classe dans la majorité des cours. J'ai l'impression qu'on n'est pas de mon côté, mais qu'on est contre moi", raconte Thomas. "La neuro-pédiatre me dit qu'elle n'a jamais vu ça", assure sa mère.
 
"Tout est fait pour que Thomas revienne au plus vite à l'école"
 
Au Parisien, l'académie de Marseille indique que "tout est fait pour que Thomas revienne au plus vite au collège". "Cet élève bénéficie d'un accompagnement personnalisé et l'équipe éducative l'attend avec impatience", poursuit l'académie sans plus de précisions."Il y a des certificats médicaux, des enregistrements et rien n'est fait pour séparer les harceleurs de Thomas. Mais il y a une omerta", regrette sa mère.
 
Sa mère ne souhaite surtout pas que son fils change d'établissement. "Ce serait retourner la situation, ce n'est pas Thomas le coupable. Il a de bonnes appréciations". "J'aimerais bien qu'il y ait une sensibilisation centrée sur l'homophobie dans la classe", souffle Thomas.


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