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Au Sénégal, des activistes LGBT+ dénoncent une « érosion de l'état de droit »

Mercredi 28 octobre 2020 à 16h40
Catégories : MONDE, Revue de presse

« Nous collectif de sénégalais.es militant.es, nous dénonçons un discours trompeur qui utilise la rhétorique nationaliste et anti-néocolonialiste, pour couvrir des violations des droits humains dont sont aujourd’hui l’objet les homosexuel.les, les talibés, les albinos ou les femmes »
 
Le 6 novembre prochain, à Dakar, au Sénégal, sera connu le verdict du procès de 25 personnes suspectées d’avoir participé à un « mariage gay » dans le quartier Keur Gorgui. Selon le site 76Crimes, qui relate cette affaire d’homophobie, le procureur a proposé qu’ils soient condamnés à deux ans de prison.
 
Après les 25 arrestations, la police a également arrêté quatre adolescentes – dont trois mineures – pour des accusations liées au lesbianisme. Les filles ont été traduites en justice le 23 octobre, le même jour que le procès des 25 hommes.
 
Dans une interview avec le militant des droits LGBT+ Moïse Manoal, Diouf, un activiste, a déclaré : « En tant qu’activiste, je ne vois pas ce que les 25 homosexuels présumés ont fait qui était illégal et qui a déclenché une intervention de la police. Ils ont loué un appartement pour se retrouver et s’amuser. Je ne vois pas ce qui ne va pas avec ça. En vertu de l’article 319 du code pénal sénégalais, les actes “ contre nature ” ne sont condamnés que s’ils sont commis en public.
Cette infraction est passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans et d’une amende pouvant aller jusqu’à 1,5 million de francs CFA (environ 2 300 euros). Mais si de tels actes se sont produits, c’était dans un cadre privé. »
« Érosion de l’état de droit »
 
Selon de nombreux activistes, cette nouvelle affaire illustre ce qu’ils qualifient « d’érosion de l’état de droit ».
 
Selon les observateurs, la couverture médiatique de l’arrestation des 25 homosexuels présumés à Dakar s’est répandue comme une traînée de poudre dans tout le Sénégal, ce qui a intensifié l’atmosphère homophobe du pays. Les activistes ont d’ailleurs publié une tribune le 20 octobre dernier. On peut notamment y lire ceci :
 
« Nous collectif de sénégalais.es militant.es, nous dénonçons un discours trompeur qui utilise la rhétorique nationaliste et anti-néocolonialiste, pour couvrir des violations des droits humains dont sont aujourd’hui l’objet les homosexuel.les, les talibés, les albinos ou les femmes, mais qui demain, si nous n’y prenons pas garde, concerneront toute la société sénégalaise. »
 
« Nous collectif de sénégalais.es militant.es, nous demandons à ce que les lois de l’Etat sénégalais laïc soient appliquées sur tout le territoire national et qu’il n’y ait plus de zones de non-droit, où les marabouts imposent leurs visions de l’islam, nonobstant les convictions religieuses des uns et des autres qui se retrouvent alors bafouées. »
 
Les défenseurs des droits humains pointent la responsabilité de l’organisation non gouvernementale JAMRA, l’organisation islamiste qui se décrit comme défendant les valeurs culturelles et religieuses au Sénégal. Son porte parole aurait ainsi appelé au meurtre de tous les homosexuels au Sénégal. Cité par 76Crimes, Diouf a déclaré : « Personnellement, j’aimerais que les États-Unis et l’Union européenne mettent JAMRA sur la liste noire des organisations qui piétinent les droits de l’homme. »
 


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