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 d’ADHEOS

Organisée avec un luxe de précautions, une Marche LGBT s’est déroulée presque sans heurts, samedi, dans la capitale ukrainienne. Ce n’était pas le cas à Moscou, le même jour.
 
Pour la première fois en Ukraine, des militants LGBT ont réussi à manifester dans une sécurité relative, samedi. Il faut dire que les organisateurs de cette Marche de l’égalité avaient tout fait pour éviter une confrontation avec les extrémistes. L’événement avait été préparé dans le plus grand secret, sur inscription via une plateforme en ligne. Participants et médias devaient y fournir des références de personnes gay-friendly, afin que les organisateurs s’assurent que l’événement ne soit pas infiltré par des opposants. La date et le lieu de la marche n’avait été annoncée que le matin même, par SMS.
 
300 mètres
Les autorités ayant refusé que les militants LGBT se rassemblent au centre-ville, c’est en périphérie, près du parc Pouchkine, que le défilé a eu lieu. Une cinquantaine de personnes ont parcouru un itinéraire de 300 mètres sur un chemin piétonnier, avec des pancartes et des drapeaux arc-en-ciel. Des délégations suédoise et allemande (dont le maire ajoint de Munich, Hep Monatzeder) avaient fait le déplacement. Un bus attendait les participants à l’arrivée du cortège pour les transporter en lieu sûr, mentionne le «Kyiv Post».
 
Selon des témoins, pas moins de 300 policiers anti-émeutes ont encadré cette Marche de l’égalité. Une dizaine d’individus ont tout de même trouvé le moyen d’attaquer la manifestation, insultant les participants et tentant de déchirer les bannières (voir vidéo). Les énergumènes ont été évacués par les policiers. Une contre-manifestation d’une centaine d’extrémistes a été contenue non loin de là.
 
Répression à Moscou
Pendant ce temps, à Moscou, un rassemblement LGBT a tourné court devant la Chambre basse du Parlement. La manifestation, qui avait été interdite par les autorités, devait marquer les 20 ans de la dépénalisation de l’homosexualité en Russie, alors que le pays s’apprête à légiférer contre la prétendue «promotion de l’homosexualité» auprès des mineurs (un texte analogue est également à l’étude en Ukraine). Une trentaine de militants LGBT russes ont été arrêtés, ainsi que quelques fondamentalistes orthodoxes venus en découdre.