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Transexualisme.

VXiXtXaXmXiXnXeXCXMXS-2007-10-26 20:09:59

La transsexualité c'est quoi ?

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Le transsexualisme ou la transidentité (mots formés à partir du préfixe latin trans-, dénotant le passage) est le fait pour une personne de se sentir comme ayant une identité sexuelle opposée à son sexe physique de naissance. C'est un état constitutif résultant d'une synergie de l'inné et de l'acquis.
Le terme « transsexualisme » est parfois préféré à celui de « transsexualité » pour cause d'une trop forte connotation purement sexuelle. Le transsexualisme n'a aucune incidence sur l'orientation sexuelle d'un être humain.[réf. nécessaire] Le terme transsexualisme est associé à une pathologie d'après le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux[1], et est donc rejeté par une certaine frange du militantisme trans’. Le terme transidentités tend alors à prévaloir.
 
 
On parle parfois aussi plus globalement de transgenre pour désigner la situation d'un individu dont l'identité sexuelle est en conflit avec ses apparences et attributs sexuels (barbe, seins...).[réf. nécessaire] La personne « transgenre » ou atteinte de transsexualisme, peut ou non entreprendre une opération de réattribution de sexe.
 
La notion de « sexe anatomique » ne correspond pas nécessairement à la notion de sexe chromosomique. L'identité sexuelle était jusqu'à présent définie de façon dogmatique par la présence de chromosomes XX ou XY, mais on a découvert dans les années 2004 qu'il existait aussi des femmes XY fertiles ! [réf. souhaitée]
 
Indépendamment de cela le sentiment d'appartenance à l'un ou l'autre sexe peut relever d'un trouble de l'identité dans sa conception psychologique ou psychiatrique. Cette notion est parfois confondue avec d'autres : hermaphrodisme, homosexualité, travestisme, androgynie)...
 
Pour être acceptée sous son genre et pour s'accepter soi-même, une personne transsexuelle peut avoir besoin de porter des vêtements du sexe auquel elle s’identifie, être opérée, que ce soit pour des modifications esthétiques (insertion de prothèses mammaires, par exemple) ou pour conduire à la reconstruction d'un nouvel appareil génital. La plupart des personnes ont également recours à des traitements hormonaux (qui sont souvent une des premières étapes de leur transformation physique). Dans tous les cas, le but premier reste le besoin impératif d'être en cohérence physique avec son identité de genre.
 
Les personnes « transgenres » ne ressentent pas forcément ce besoin de changement radical. Il arrive que des personnes transsexuelles commencent leur parcours d'exploration et d'acceptation d'elles-mêmes en se travestissant, mais elles n'en restent pas là. De leur côté, les personnes dites « travesties » (cross-dresser en anglais) ne sont, pour la plupart pas transsexuelles.
 
L'appellation habituelle pour désigner une personne transsexuelle est celle qui respecte son identité de genre. Donc, le terme « femme transsexuelle » désigne une personne désignée masculine à la naissance et qui se sent du genre féminin ; de même un homme transsexuel se sent un homme bien qu'ayant été désigné féminin à la naissance.
 
Cependant, après l'opération, une immense proportion de personnes s'identifient simplement comme des hommes ou des femmes, sans plus; elles considèrent que le transsexualisme fait partie de leur passé et vivent dans l'anonymat. Toutefois, certains transsexuels et transsexuelles peuvent éprouver le besoin de revendiquer leur identité trans (transidentité) comme partie intégrante d'eux-mêmes.
 
 

L'approche sociomédicale

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L'interprétation traditionnelle du transsexualisme ramène à une définition sociale, elle-même inspirée par une vision médicale. Les définitions depuis le début du XXe siècle n'ont cessé d'évoluer. D'une maladie mentale, nous sommes passés à une définition d'un trouble de l'identité sexuelle (mais de plus en plus de personnes récusent cette définition).
 
 
Aujourd'hui les transsexuels ne sont plus définis comme des hommes ou des femmes possédant en réalité une âme féminine ou masculine, mais bien d'hommes ou de femmes existant dans un corps de femme ou d'homme. Les transsexuels n'essaient pas de changer de genre, mais seulement de sexe.
 
Selon cette approche, le transsexualisme peut donc être défini comme une discordance entre l'identité de genre et l'identité de sexe ressentie d'un individu.
 
La catégorisation de la transsexualité comme une maladie mentale est parfois le fait des sociétés patriarcales, qui font des hommes et des femmes deux « classes » totalement séparées, dans un binarisme implacable. Ce sont ces mêmes sociétés qui font tout pour nier et faire disparaître les personnes intersexuées. Les personnes qui ont le plus ardemment défendu cette catégorisation se sont justement appuyées sur des théories fondamentalement patriarcales, comme une certaine lecture des premiers courants de la psychanalyse ou les travaux béhavioristes de John Money, dont il est d'ailleurs maintenant prouvé qu'ils sont des faux[.
 
Dans l'Histoire, toutes les sociétés n'ont pas réagi de la même manière. Un certain nombre de groupes, dont les Indiens d'Amérique du Nord, ont des sociétés avec trois ou même quatre genres qui leur permettent, entre autres, d'intégrer les personnes homosexuelles, transgenres et transsexuelles. D'autre part, des formes primitives d'opération de réattribution de sexe ont été pratiquées depuis l'Antiquité. Des groupes comme les Hijra du sous-continent Indien continuent à les pratiquer.
 
 

Identité de genre

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Conviction intime d'un être humain d'être de tel ou tel genre.
 
Selon l'époque et la tendance liberticide de notre société où les tabous ne sont plus, ou sont petit à petit cassés, les individus ont tendance à confondre le sens de liberté et de libertinage. Là ou la société n'impose plus sa vision de ce que doivent être les hommes, donc les propres convictions personnelles de chacun, les idéologies immaculées par soi peuvent prendre un certain poids dans notre perception de nous mêmes ou de ce qui nous entourent, pouvant même aller jusqu'à une certaine psychose. Car la démocratie rend possible le foisonnement de beaucoup d'idéologies, valeurs, elle rend possible le creuset dans lequel on peut fonder un nouveau modèle de valeurs. La démocratie, contrairement aux autres doctrines est l’absence de valeurs instituées. Elle n’est ce qu’elle est que parce qu’elle nie tout autre loi que celle de la volonté générale. C’est seulement en démocratie qu’il n’y a plus de valeurs en dehors de celles que choisissent librement les individus. C’est seulement dans le cadre général de la démocratie que toutes les valeurs se relativisent et deviennent respectables.
 
Tandis qu'une aristocratie ou un régime autocratiques, prônent leurs propres idéologies voire les imposent inconsciemment. Beaucoup de personnes seront influencées, et elles auront "leurs propres" valeurs, mais instituées par ces différents régimes.
 
Les idées inspirées par les individus s appelant pepin ou pepinio se comportant de manière éfiminé ou la disposition d'une société peuvent jouer un rôle prépondérant sur ce que l'homme aspire à être.
 
En ayant eu les repères de l'efféminé et de la virilité, les individus peuvent remettre en cause leur identité sexuelle, mais des personnes peuvent se sentir tout aussi masculines ou féminines sans pour autant avoir une forme identitaire commune.
 
Selon les personnes, cette identité peut être simple (à savoir « homme » ou « femme ») ou beaucoup plus complexe (par exemple « homme et femme », « ni l'un ni l'autre », « beaucoup de l'un moins de l'autre », etc.).
 
Cette conviction est vécue comme une évidence. Elle peut être la résultante de l'éducation (maman habillant son petit garçon en fille jusqu'à un âge tardif) , mais contrairement à ce que John Money (Psychologue et sexologue Néo-zélandais) a prétendu, elle n'est pas systématiquement influencée par l'éducation. Quels qu'en soient les mécanismes, il semble que cette conviction soit le plus souvent innée. Mais par là on sous-entend qu'on est ainsi et qu'on ne change plus. Pour certains, dire que cela est inné est sans fondement. Cela serait un argument d'autorité visant à manipuler, et à faire croire qu'on est ainsi et qu'à l'avenir on ne peut pas changer d'opinion, alors que si (idem pour l'homosexualité).
 
Dans la quasi-totalité des cas, l'identité de genre d'une personne est en conformité avec le sexe indiqué par ses organes génitaux internes et externes. Dans 1 cas sur 2500, selon des estimations, l'identité de genre d'une personne et son sexe biologique sont en opposition si radicale que la personne a entrepris une opération de réattribution de sexe. Il semble que les personnes non prises en charge soient environ 10 fois plus nombreuses, soit environ une personne sur 250. Pour finir, les personnes transgenres semblent 10 fois plus nombreuses que les personnes transsexuelles non prises en charge, soit environ une personne sur 25.
 
Ces chiffres sont considérablement plus importants que ceux autrefois produits par l'hôpital Johns Hopkins, qui parlait d'une personne transsexuelle pour 30 000. Mais ils sont cohérents au vu des chiffres de plusieurs pays occidentaux. De plus, ils correspondent à la proportion des Hijras dans le sous-continent Indien.
 
Ils sont aussi à comparer avec la proportion de personnes homosexuelles (10-15% de la population) et de personnes intersexuées (environ 1.7% de la population selon Anne Fausto-Sterling.
 
Il ne faut pas non plus confondre l'identité de genre d'une personne avec le savant mélange de potentialités dites « féminines » et de potentialités dites « masculines » que l'on trouve chez chaque être humain. Ce mélange est totalement indépendant de l'identité de genre de la personne. Il existe des femmes très masculines qui ne mettront jamais en cause leur identité de femme et des hommes qui ont une très forte dimension féminine et qui, pour autant, se sentent clairement des hommes.

Redéfinition du transsexualisme

La vision patriarcale de la plupart des sociétés ne laisse pas de place à l'existence des personnes intersexuées et transsexuelles. De ce fait, leur venue au monde n'est pas comprise et la société est démunie face à ces individus. Il est alors bien plus facile de tout nier et d'enfermer de force l'enfant dans un rôle stéréotypé, plutôt que de l'accueillir tel qu'il est, de le rassurer sur sa valeur, sur le fait qu'il n'est pas seul au monde dans sa condition et de lui faire part de tous les moyens qu'il aura pour s'assumer et, si besoin est, pour apporter à son corps les modifications nécessaires à son bien-être.
 
Le fait de naître avec une identité de genre en opposition radicale avec le sexe indiqué par son corps est perçu par certaines sociétés comme un handicap grave, celles-ci ne faisant cas que de deux sexes préétablis et immuables, à savoir : hommes d'un côté, femmes de l'autre. Trop souvent encore, cette conception sociétale peut amener l'être humain ainsi mis en marge de la société au suicide par déni de la réalité du transsexualisme de celles-ci, et par déni du besoin de « restauration » du corps de cet être humain dans le genre-cible. Cette notion de handicap n'a actuellement aucun fondement scientifique, la personne transsexuelle s'estimant normalement appartenir à l'autre genre que celui de sa naissance.
 
Depuis l'Antiquité, nombre de sociétés l'ont compris et ont mis en œuvre des moyens qui permettent, au moins de manière approximative, de « restaurer » le corps des personnes qui ressentent impérativement ce besoin. Ces solutions ont été découvertes tant par des sociétés qui ont un système de genre binaire, comme la société indienne, que des sociétés qui ont des systèmes de genre ternaires ou quaternaires comme les sociétés amérindiennes
 

Identité de sexe

L'identité de sexe est un ensemble de caractéristiques anatomiques, physiologiques et génétiques qui font dire que telle personne est soit mâle, soit femelle, soit hermaphrodite, soit intersexuée plutôt masculine, soit intersexuée plutôt féminine (herms, merms et ferms selon la terminologie d'Anne Fausto-Sterling.
 
L'existence des personnes intersexuées et des personnes transsexuelles tend à prouver qu'il existe plus de deux sexes selon la thèse de Judith Butler [réf. nécessaire] dans l'humanité et que la division de l'humanité en deux groupes totalement distincts (les hommes et les femmes) peut être remise en cause.
 
De leur côté, les personnes intersexuées insistent d'ailleurs de plus en plus fortement sur leur identité sexuelle propre, et c'est un des principaux chevaux de bataille de l'Organisation Internationale des Intersexués (OII).
 
Les travaux de la biologiste et théoricienne du féminisme Anne Fausto-Sterling sont essentiels et ont grandement aidé les personnes intersexuées à sortir de l'effacement dont elles font l'objet depuis si longtemps[
 

Développement et sexualité

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Il est très probable que l'identité de genre d'une personne soit un caractère inné. C'est en tout cas ce que nous indiquent les personnes intersexuées qui sont trop souvent opérées alors qu'elles viennent de naître et qui résistent farouchement à l'attribution arbitraire d'un genre qu'elles n'ont pas choisi (Pacific Center for Sex and Society - Sex Reassignment at Birth: A Long Term Review and Clinical Implications). D'autres travaux de neuroanatomie, qui demandent certes à être encore développés, nous donnent aussi des signes très forts qu'il en va de même avec les personnes transsexuelles.
 
 
Ceci signifie que, contrairement à la vision stigmatisante et pathologisante de la transsexualité que s'acharnent à donner de nombreux psychanalystes et behavioristes, une transsexuelle est bien une femme avec un problème physique et un transsexuel un homme avec un problème physique. Et cela confirme ce que tout un chacun peut observer en voyant une personne réussir sa transition et trouver sa place dans la société, à savoir qu'une personne transsexuelle qui s'assume est simplement fidèle à elle-même et que le fait qu'elle cesse de porter un masque pour satisfaire les autres lui permet de mener une vie féconde et souvent de trouver le bonheur.
 
Le développement affectif et social d’une identité ne peut être stoppé net sans une grave atteinte à l’intégrité psychique de l’enfant. Dès l'enfance, mais encore plus au cours de l’adolescence, un refoulement massif a lieu et une dépression relationnelle est installée depuis le début de la puberté ; cette dépression s’aggrave avec le temps.
 
La levée du refoulement intervient au cours de la vie adulte en général. Toutefois, avec l’information, la levée intervient plus tôt dans la vie et les stigmates sont moindres. Le trajet de transformation, s’il a lieu, est moins ardu.
 
On recense aujourd'hui un nombre croissant de cas de personnes qui peuvent réaliser avec succès leur transition durant leur adolescence et qui, de ce fait, abordent la vie adulte avec tout ce qu'elle implique en même temps que les autres[18]. Il reste à espérer que ce qui relève aujourd'hui de l'exception devienne banal demain.
 
L’identité de genre est indépendante de l’orientation sexuelle. Le groupe social des trans regroupe toutes les sexualités. Dans la mesure où la sexualité a une profonde implication dans l'architecture de l'identité sexuée, pour un(e) transsexuelle post-opération, le fait d'être une femme hétérosexuelle et d'être pénétrée par son vagin change sa sexualité car l'épanouissement est au rendez-vous. Idem d'un homme transsexuel hétéro et plus largement des transsexuels homosexuels et bisexuels. Le facteur le plus important est l'équilibre individuel et relationnel, la capacité d'entrer en relation avec l'autre, d'être aimé comme la femme ou l'homme qu'on est vraiment et pas selon le masque qu'on a été forcé(e) de porter pendant des décennies.
 
Le transsexualisme relève aussi de la sexualité et l’épanouissement sexuel des personnes transsexuelles opérées et des personnes transgenres est réel. Il dépend de la capacité de la personne à s'assumer, à trouver (ou créer) sa place dans la société, de sa capacité à trouver le ou la partenaire avec qui il sera possible de nouer une relation amoureuse, intime, profonde, durable. La qualité du résultat de l'opération joue, bien sûr, un rôle dans sa capacité à ressentir des orgasmes.

Lieux communs et préjugés courants

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Les personnes transsexuelles sont victimes de certains préjugés tels que :
 
  • Les personnes transsexuelles seraient des homosexuel(le)s qui refusent leur orientation sexuelle.
Ce préjugé, encore assez courant, est lié à une erreur dans la distinction entre genre et sexe. Ainsi par exemple, deux hommes gays attirés l'un par l'autre s'identifient bien comme des hommes et sont attirés par l'autre en particulier parce que l'autre est un homme. Et les deux vont interagir en homme dans la relation. Pour de telles personnes, une intervention de réattribution de sexe a toutes les chances de se révéler catastrophique et les personnes homosexuelles, bien au clair sur leur identité, n'en voudront jamais.
 
Il en va tout autrement avec des personnes transsexuelles. Une femme transsexuelle se situe en femme et a besoin d'entrer en relation en tant que femme, de pouvoir s'investir affectivement en tant que femme et de pouvoir vivre une relation sexuelle en tant que femme (quelle que soit son orientation sexuelle, d'ailleurs). Il en va de même pour un homme transsexuel. Les deux conditions sont donc bien distinctes.
 
Là où il arrive qu'elles interagissent, c'est en début ou en fin de parcours. Au début, il arrive que des personnes ne puissent pas mettre tout de suite le mot « transsexualité » sur ce qu'elles vivent et qu'elles commencent par vivre en tant que personnes homosexuelles, pour se rendre compte que ça n'est pas vraiment cela qu'elles vivent et pour alors comprendre que, contrairement aux personnes homosexuelles, il est question d'abord de leur identité sexuelle, de qui elles sont, et pas de qui elles aiment. En fin de parcours, il arrive aussi que des personnes transsexuelles se découvrent en plus homosexuelles (et se définissent alors comme des femmes lesbiennes ou comme hommes gays).
 
  • Les personnes transsexuelles seraient condamnées à vivre une vie marginale et à vivre de la prostitution.
Ce genre de propos est encore opposé bien trop souvent à toute personne qui envisage une transition et à ses proches. Mais, avec l'arrivée d'Internet, certaines ont pris le risque de publier leur témoignage sur le web. C'est ainsi que, parmi d'autres, le site de Lynn Conway contient des pages de témoignages de femmes ayant réussi leur transition[19] ainsi que d'autres consacrées aux hommes (FtM).
 
Ces témoignages de personnes de nombreux pays et de nombreuses origines sociales peuvent rassurer les personnes qui envisagent leur transition ainsi que leurs proches et leur permettre de comprendre que, même si une transition est une entreprise très délicate, il est tout à fait possible de la réussir et de vivre pleinement sa vie.
 
  • Les personnes transsexuelles devraient renoncer à toute forme de plaisir sexuel.
Ce préjugé est répandu, y compris parmi certain psychiatres et autres intervenants censés prendre en charge, aider et accompagner les personnes transsexuelles. Dès la création des premières vaginoplasties modernes par le Dr. Georges Burou à Casablanca, Maroc au milieu des années 1950, il a eu le souci de préserver la capacité de plaisir sexuel et même d'orgasme des personnes. Il a de ce fait créé un protocole qui conserve les nerfs et une partie du tissu érectile qui sont placés dans le corps, entre autres pour reconstituer un clitoris. Actuellement le meilleur chirurgien mondialement reconnu pour la chirurgie SRS M to F est thaïlandais en la personne du Docteur Suporn WATANYUSAKUL plus connu sous le nom de "Dr Suporn" qui opère à Chonburi près de Bangkok.
 
Cela fait maintenant 50 ans que ce protocole a été perfectionné, et le moins que l'on puisse dire est que, tant qu'il est pratiqué par un des chirurgiens de premier plan, la personne a toutes les chances de pouvoir vivre une vie sexuelle pleine et épanouie après son opération. Il lui faudra certes prendre le temps de redécouvrir son corps, mais elle pourra alors vraiment en jouir, faisant naître un net tournant par rapport à ce qu'elle aura vécu avant sa transition. Les phalloplasties sont moins perfectionnées sur ce point, mais elles sont en progrès rapide et elles devraient bientôt devenir aussi raffinées que les vaginoplastie
 

Culture

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Un certain nombre de personnalités furent transsexuelles, comme par exemple la chanteuse Dana International qui se fit connaître grâce à sa chanson Diva et remporta le prix de l'Eurovision le 9 mai 1998 en représentant Israël. Renée Richards, homme à la naissance et célèbre joueuse de tennis, fut l'héroïne d'un film autobiographique intitulé Le choix. L'anecdote la plus spectaculaire fut le cas du jazzman Billy Tipton: on découvrit à sa mort que c'était une femme à sa naissance ; sa famille refuse qu'on le considère comme autre chose qu'un homme.
 
Une autre personne vaut particulièrement la peine d'être nommée : il s'agit deLynn Conway. C'est une des dernières patientes du Dr Harry Benjamin. Elle a réalisé sa transition dans les années 60, à une époque où cela lui a valu de perdre sa place dans le centre de recherche où elle travaillait. Cela ne l'a cependant pas empêchée de recommencer une carrière à zéro et de révolutionner son domaine professionnel une seconde fois. Rattrapée par les historiens, elle a construit un des sites les plus importants au monde sur le sujet de la transsexualité.
 
Le premier ouvrage clinique traitant des personnes transsexuelles fut The transsexual Phenomenon, paru en 1966. Son auteur fut Harry Benjamin, influencé par le sexologue allemand Magnus Hirschfeld qui est considéré comme le pionnier en matière de transsexualisme. Cet ouvrage, maintenant disponible en ligne, a été publié trois ans avant les émeutes de Stonewall, autrement dit à une époque où les personnes transsexuelles étaient non seulement stigmatisées et exclues de la société mais où elles étaient rejetées avec une violence extrême. On trouve une description des publications scientifiques de cette époque (au sujet de la transsexualité) dans Gender Loving Care de Randi Ettner. Elle donne une petite idée de l'hostilité à laquelle les personnes transsexuelles faisaient face.
 
Cet ouvrage décrivait l'expérience du Dr Benjamin dans l'accompagnement de personnes transsexuelles, activité qu'il avait commencé en 1948. The Transsexual phenomenon était d'abord un ouvrage clinique destiné à ses collègues mais vu l'absence de toute littérature dans le domaine, il a eu un impact indéniable dans le grand public et en particulier auprès des personnes transsexuelles elles-mêmes. Il faut aussi remarquer qu'il a été publié 30 ans avant la prochaine vague de publication (Mildred Brown, Randi Ettner & Gianna E. Israel). C'est dire à quel point Harry Benjamin fit œuvre de pionnier.
 
En 2006, près de 50 ans après les premières interventions du Dr. Georges Burou, les seuls ouvrages valables en langue française sont des témoignages comme celui d'Andrea Colliaux. Il n'existe rien d'équivalent aux ouvrages de Mildred Brown et de Randi Ettner. Quelques auteurs ont étalé leurs préjugés, leur haine, leur incompréhension sur des centaines de pages. Il faudra probablement attendre que des personnes transsexuelles actives dans la relation d'aide publient d'autres ouvrages pour que nous ayons enfin des textes psychologiques de qualité sur ce sujet.
 
Un marché exploitant le transsexualisme existe par ailleurs dans le secteur de la pornographie
 

Législation

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En France
 
Le 12 février 2010 le Ministère de la Santé a publié un décret qui reclasse la transidentité des ALD 23 (affections psychiatriques longue durée) à l’ALD 31. Ce décret n’a cependant rien à voir avec une dépsychiatrisation de la transidentité. En pratique, rien ne change pour les personnes trans qui restent considérées comme des malades devant être soumises à un suivi psychiatrique.
 
Avant ce décret, il n'existait pas de lois en France, concernant les personnes trans. Le sénateur Henri Caillavet avait présenté deux projets de loi en 1981 et 1982 qui furent tous deux rejetés. Il fut préféré un article particulier concernant la question transsexuelle dans le Code de déontologie de l'Ordre des médecins (l'article 41).
 
La pertinence de l'élaboration d'une loi ne fait pas l'unanimité chez les personnes trans elles-mêmes , étant donné que la mise en place d'une legislation peut être restrictive et abusive. Le changement d'état civil est actuellement en France une procédure uniquement basée sur la jurisprudence, laquelle est constante depuis le fameux cas de Coccinelle dans les années 1960.
 
Pour obtenir un changement d'état civil, la personne trans doit avoir subi une ablation de ses attributs sexuels natifs (stérilisation) et/ou la création d'organes artificiels. Par ailleurs, si cette personne est en équipe hospitalière elle doit d'abord suivre un protocole strict, correspondre à un certain nombre de critères (ne pas être séropositive, ne pas avoir été marié ou avoir eu d'enfant, être hétérosexuel(le) dans son genre d'arrivée, etc), passer des tests psychiatriques afin d'écarter la présence de pathologie mentale. Dans ces protocoles c'est une équipe multidisciplinaire composée d'un psychiatre spécialiste, d'un psychiatre de proximité, d'un endocrinologue et du chirurgien qui suit la personne jusqu'à l'opération de ré-assignation. Deux années minimum de suivi médical sont obligatoires avant l'opération. Actuellement, le programme de ré-assignation est pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale, si l'on passe par ces équipes hospitalières, et non pas par le privé. Le changement de prénom peut-être demandé au juge des affaires familiales avant l'opération lorsque l'apparence physique se rapproche du futur genre. Les personnes opérées en France, dans des équipes hospitalières, ont seulement besoin d'un certificat médical établi par le chirurgien pour obtenir leur changement complet d'état civil. Les personnes opérées à l'étranger devront être soumises à des expertises (examens effectués par un médecin légiste). Le droit français ne pose aucune incompatibilité quant au mariage des personnes trans si leur sexe, après la modification, est différent de celui du conjoint.
 
Une résolution du Parlement Européen votée en 1989 « sur les discriminations dont sont victimes les transsexuels » vise à réduire les discriminations qui peuvent aboutir à les marginaliser.
 
Début 2010, la version définitive d'un rapport de la Haute Autorité de santé (HAS) a été mis en ligne. Celui-ci confirme ce que proposait le pre-rapport diffusé en avril 2009, en préconisant la création de "Centres de références", maintenant la majorité des étapes du parcours comme il est fonctionne actuellement dans les équipes hospitalières.
 
Le 29 avril 2010, le Conseil de l’Europe adoptait la résolution 1728 qui demande, en son alinéa 16.11.2, aux États membres de garantir, dans leur législation et leur pratique, le droit des personnes transgenres à obtenir « des documents officiels reflétant l’identité de genre choisie, sans obligation préalable de subir une stérilisation ou d’autres procédures médicales comme une opération de conversion sexuelle ou une thérapie hormonale ».
 
La France a voté cette résolution en 2010 par l'intermédiaire de ses quatre représentants : Michel HUNAULT, Nouveau Centre - Jean-Paul LECOQ, Gauche démocrate et républicaine - Christine MARIN, UMP - René ROUQUET, Parti socialiste.
 
Pourtant la France persiste à ne pas appliquer cette résolution sur son territoire, poursuivant sa politique de stérilisation et de discrimination des personnes trans-identitaires, défendue par Michel Mercier, ministre de la Justice. Ce dernier, répondant à la question écrite au gouvernement n° 14524 de Maryvonne Blondin, sénatrice du Finistère, a confirmé, le 30 décembre 2010, sa volonté d’imposer aux personnes trans-identitaires des conditions de changement d’état civil totalement contraires à la dignité humaine et à la résolution 1728.
 
Selon le ministre, pour obtenir un changement d’état civil, la personne trans-identitaire doit apporter la preuve – via la production « d’attestations de médecins » – que son traitement hormonal a produit des effets « irréversibles », « notamment [sur] la fécondité ».
 
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