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Schiappa : "Rien ne nous empêche d'ouvrir la PMA"... mais pas avant 2018

Mardi 12 septembre 2017 à 21h34
Catégories : FRANCE, Revue de presse

Interviewée sur BFM, la secrétaire d’État à l’Egalité femmes/hommes a botté en touche sur l’ouverture de la PMA, mais repousse cette réalité à l’année prochaine…

On avance doucement dans la brume. Fin juin, le gouvernement fraîchement nommé d’Emmanuel Macron garantissait sa volonté de « traduire d’un point de vue législatif » l’avis favorable du Comité consultatif national d’éthique pour l’ouverture de la PMA pour toutes les femmes, mais gardait dans ses poches les informations concernant les moyens déployés, et l’agenda à suivre.
 
Cuisinée ce matin par Jean-Jacques Bourdin sur BFM, Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Egalité femmes/hommes – dont la responsabilité s’étend également à la “lutte contre les actes et agissements de haine et de discrimination envers les personnes lesbiennes, gays, bi et trans” –, est revenue sur le sujet.

Volet de la loi sur la bioéthique ?
 
Assurant que « l’engagement [d’Emmanuel Macron] sera tenu », Marlène Schiappa a indiqué qu’en « termes de calendrier nous serons sur l’année qui arrive : 2018. Probablement avec les révisions de la loi bioéthique. » Et de poursuivre :
 
Le président de la République avait soumis cet engagement à l’avis du Comité national d’éthique, l’avis est favorable, il n’y a rien qui nous empêche de rendre la PMA légale pour toutes les femmes.
 
Ce n’est toutefois la forme de l’ordonnance qui sera retenue pour valider la promesse de campagne répétée depuis 2012, mais bien celle d’un projet de loi porté par l’exécutif puis soumis au débat parlementaire, dont Marlène Schiappa « ne préjuge pas. »
 
Or cette horizon 2018 et surtout ce véhicule administratif ne ravit pas les militants. Interrogée au début de l’été, Veronica Noseda, du Planning Familial, exprimait déjà ses craintes vis-à-vis de l’insertion de la PMA dans les révisions de la loi sur la bioéthique :
 
Ce n’est pas une question d’éthique mais de santé et d’accès aux droits; la question d’éthique c’est priver les femmes de cette possibilité. C’est aux parlementaires et au gouvernement de prendre la responsabilité.
 
« La PMA est une question de justice sociale »
 
Bien que cela confirme les dires de la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, il est surprenant d’entendre Marlène Schiappa brandir la carte de la loi de bioéthique, puisque face à Jean-Jacques Bourdin elle définit elle-même l’ouverture de la PMA comme une affaire de « justice sociale » :
 
C’est une question de justice sociale parce qu’actuellement on constate qu’il y a des femmes qui sont en France et qui ont les moyens d’aller à l’étranger faire une PMA, et des femmes qui n’en ont pas les moyens, […] qui ne peuvent pas avoir un enfant ou alors qui le font avec des méthodes artisanales qui mettent en danger leur sécurité, leur santé, et qui ne sont pas souhaitables pour la société que nous voulons.
 
Interviewée en ouverture du TÊTUmag numéro 2016 (juillet/août 2017), Marlène Schiappa révélait sa volonté de s’emparer des questions LGBT au gouvernement, son souhait de voir la PMA « rapidement autoritée pour toutes les femmes », et assurait qu’« il ne faudrait pas laisser traîner le débat pour ne pas générer de l’homophobie. » 


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