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CÉRÉMONIE DE PACS EN MAIRIE

C'est
possible à Saintes et La Rochelle !
Renseignements
auprès du Service état civil de votre Mairie.
TRACT PACS 10 ANS ET APRÈS ?

Le Sénat
rejette une amélioration du
pacs
[10/12/2009]
Signature en mairie, accès à la nationalité française et pension
de réversion: ces améliorations du pacs, proposées par la gauche, ont
été recalées par la majorité.

La
majorité sénatoriale de droite a rejeté mercredi une proposition de loi
du groupe communiste et du parti de gauche (CRC-SPG) «visant à renforcer
les droits des personnes liées par un pacs».
La proposition prévoyait que la signature d'un pacs
aurait lieu en mairie et non au greffe du tribunal d'instance, et que
l'égal accès à la nationalité française pour les étrangers qui signent
un pacs serait autorisé, comme pour ceux qui se marient. Le texte
proposait également d'étendre le droit à pension de réversion au
partenaire pacsé survivant et de donner les droits aux congés pour
événements familiaux aux pacsés comme aux mariés.
«Solidarité»
contre «pas approprié»
«La solidarité dans le couple n'a cessé d'être renforcée depuis la
création du pacs en 1999, il est aujourd'hui légitime que la protection
et les droits des personnes liées par un pacs suivent cette évolution»,
a déclaré la présidente du groupe CRC-SPG Nicole Borvo Cohen-Seat
(ci-contre, à gauche), qui présentait le texte.
«Si les questions posées par cette proposition de loi
sont légitimes, les réponses apportées ne paraissent pas, à ce jour,
appropriées», a expliqué Jean-Marie Bockel, ancien PS, fondateur du
mouvement «La Gauche moderne» et actuel secrétaire d'Etat à la Justice
(ci-contre, à droite), pour justifier le rejet de la proposition.
Lire les débats en séance sur le site du Sénat.

Je veux me pacser : je fais comment ?
Qui peut conclure un
PACS ?
Deux personnes majeures de sexe différent ou de même sexe. Ainsi, si vous
êtes mineur, vous ne pouvez pas vous engager dans un PACS. Autre exigence
pour chaque partenaire : ne pas être marié ou pacsé par ailleurs.
La rédaction d’une
convention.
Le PACS suppose que soit rédigée une convention qui viendra fixer les
modalités de la vie commune. Ce contrat peut toutefois se résumer à sa
plus simple expression, et préciser uniquement l’intention des deux
partenaires à se PACSER. Mais il peut aussi entrer dans le détail : façon
dont chacun participera aux frais de la vie courante, liste des biens
appartenant à l’un et à l’autre (point qui peut s’avérer utile en cas de
séparation)… Vous pouvez établir cette convention vous-même (acte sous
seing privé), ou par un notaire (acte authentique).
Réunir tous les
documents.
Une fois votre convention rédigée, vous devez constituer votre dossier.
Celui-ci doit comprendre votre convention de PACS (l’original si vous
l’avez rédigée vous-même, ou une copie s’il s’agit d’un acte notarié) et,
pour chacun des partenaires :
1.
une pièce d’identité ;
2.
la copie intégrale ou un extrait avec filiation d’acte de naissance
(ce document doit être daté de moins de trois mois) ;
3.
une attestation sur l'honneur au terme de laquelle chacun certifie
qu'il n'a pas de lien de parenté ou d'alliance avec l'autre partenaire
empêchant la conclusion d'un PACS ;
4.
une attestation sur l'honneur indiquant l'adresse à laquelle les
partenaires fixent leur résidence commune ;
5.
un livret de famille, si l'un des deux est divorcé ou veuf.
Se rendre au tribunal.
Une fois votre dossier complet, vous devez contacter le tribunal
d’instance dont dépend la ville où vous avez décidé de résider en commun,
pour prendre rendez-vous pour un enregistrement de PACS, et vous informer
des formalités à accomplir pour la remise de votre dossier. Le jour J,
vous et votre partenaire devrez vous présenter ensemble au tribunal pour
enregistrer votre déclaration conjointe. Votre convention de PACS, après
avoir été visée et datée par le greffier vous sera rendue (gardez-la
précieusement !).
Mention en marge de votre acte de naissance.
Une fois votre déclaration conjointe enregistrée, le tribunal va faire
mentionner en marge de l’acte de naissance de chacun des partenaires,
l’existence du PACS (avec indication de l’identité de l’autre partenaire).
PACS,
Mariage, vie maritale : quelles différences ?
Côté patrimoine
PACS.
La loi du 23 juin 2006 prévoit qu'en l'absence de dispositions contraires
dans la convention de PACS, chacun des partenaires conserve la gestion et
la disposition de tous biens reçus ou acquis à titre personnel. S’il est
impossible de savoir qui est le propriétaire d’un bien, celui-ci est
considéré comme appartenir aux deux partenaires par moitié. Il est
nécessaire de se mettre d’accord sans ambiguïté sur les biens possédés par
chacun avant le début de la vie commune, et sur ceux acquis par la suite.
Si vous décidez de tout partager, vous pouvez convenir dans votre
convention de PACS que tous les biens achetés le seront en indivision et
donc appartiendront à chacun pour moitié.
Mariage. Sauf
contrat de mariage particulier, le couple marié l’est sous le régime de la
communauté des biens réduite aux acquêts. Concrètement, cela veut dire que
les biens acquis après le mariage sont des biens communs.
Concubin. Les
personnes qui vivent en concubinage restent chacun propriétaire des biens
acquis en son nom avant ou après le début de l’union libre. Toutefois, les
tribunaux peuvent considérer qu’un bien est commun (même si la facture est
établie à un seul nom) si les revenus des deux ont servi à le payer. Par
ailleurs, des biens (par exemple : une voiture) peuvent être achetés en
indivision (aux deux noms). Si l’un des compagnons paie plus que l’autre,
il faut que l’apport respectif de chacun soit précisé dans l’acte d’achat,
sinon chacun sera réputé avoir réglé la moitié.
Quel
conseil de prudence ? Si vous choisissez le PACS, vous avez intérêt à vous
mettre d’accord sans ambiguïté sur les biens possédés par chacun avant le
début de la vie commune, et sur ceux acquis par la suite. Si vous décidez
de tout partager, vous pouvez convenir dans votre convention de PACS que
tous les biens achetés le seront en indivision et donc appartiendront à
chacun pour moitié.
Côté impôts
PACS. Les
partenaires de PACS effectuent, dès la conclusion du PACS, une déclaration
d’impôt commune, tout comme les couples mariés. Revers de la médaille :
cette imposition commune les rend solidaires pour le paiement des impôts.
Le Trésor public peut donc poursuivre l’un ou l’autre pour régler la
totalité de l'impôt, sans être tenu de répartir entre eux la dette
fiscale, en fonction de leurs revenus.
Mariage. Le couple
marié fait une déclaration d’impôt commune.
Concubin. Les
concubins sont considérés comme « deux étrangers » fiscalement, ils sont
donc imposés chacun séparément (sauf pour l’ISF, impôt de solidarité sur
la fortune).
Attention ! Faire une déclaration d’impôts commune ne signifie pas
systématiquement payer moins d’impôts. En effet, si les deux revenus du
couple sont à peu près équivalents, ça ne changera pas grand-chose. En
revanche, si une personne a un revenu nettement supérieur à l’autre, la
déclaration commune peut s’avérer avantageuse puisque le calcul
s’effectuera sur la base de deux parts.
Côté dettes
PACS. Les
partenaires de PACS sont considérés comme solidaires face aux dettes
contractées pour la vie courante (par exemple : dépenses EDF/GDF,
logement, entretien d’un véhicule). Si l’un ne peut pas payer, l’autre est
tenu de le faire. Ainsi, si votre partenaire de PACS ne paie pas le loyer
de votre logement commun, le bailleur peut se retourner vers vous pour
être réglé (même si votre nom ne figure pas sur le bail).
Mariage. Le couple
marié est en principe solidaire des dettes contractées pour les dépenses
du ménage, et l’éducation des enfants.
Concubin. Chaque
concubin est en principe seul responsable des dettes contractées en son
nom. Ainsi, en matière de logement, seul le locataire en titre est
redevable du loyer (en cas de défaillance de sa part, le bailleur ne peut
pas exiger le paiement du loyer à son concubin si celui-ci n’est pas porté
sur le bail).
Bon à
savoir ! Si l’un des partenaires de PACS ne participe pas aux dépenses de
la vie courante, l’autre peut le poursuivre en justice pour obtenir sa
contribution financière. Ce type d’obligation existe également pour le
mariage (contribution aux charges du mariage), mais non pour le couple de
concubins.
Côté
protection sociale
Pas de différence dans ce domaine ! Le partenaire (marié, pacsé ou
concubin) qui ne peut pas bénéficier à titre personnel d’une couverture
sociale, peut être considéré comme ayant droit de l’autre, si celui-ci est
lui-même assuré social.
Côté logement
commun :
En cas de décès de l’un des partenaires, le partenaire
survivant bénéficie gratuitement du droit d’usage et d’habitation du
domicile commun, à condition que le défunt n’en ait pas décidé autrement
dans son testament. Ce droit temporaire court pendant 1 an à
compter du décès.
Côté
donation/succession
PACS. Désormais,
les partenaires pacsés bénéficient des mêmes avantages que les couples
mariés (exonération totale de droits de succession en cas d’héritage du
partenaire, et dans la limite de 76 988 € (en 2008) pour une donation
faite entre partenaires).
Attention toutefois, votre partenaire de PACS
n’est pas considéré par la loi comme votre héritier, il faut donc prévoir
des dispositions successorales (testament) pour lui transmettre des biens.
Mariage. En
matière d’héritage, le couple marié est exonéré des droits de succession
pour le conjoint survivant.
Concubin. En
matière de donation ou de succession, les concubins sont considérés
fiscalement comme « étrangers » l’un à l’autre. Ils bénéficient simplement
d’un abattement de 1 520 € (en 2008) en cas d’héritage de leur compagnon
par testament. Au-delà de cette somme, les droits à payer sont très
importants : 60 % (en cas de donation ou de testament).
Côté enfants
PACS/Concubin.
Dans les deux cas, le père doit reconnaître l’enfant pour que soit établie
la filiation paternelle. La filiation maternelle s'établit automatiquement
à l'égard de la mère par l'indication de son nom dans l'acte de naissance.
C’est la même chose que pour les couples vivant en union libre.
Mariage. L’enfant
né pendant le mariage voit sa filiation automatiquement établie. Les époux
n’ont pas de démarche à accomplir pour établir le lien de parenté avec
leur enfant.
Et en
matière d’adoption ? Le PACS ne confère pas davantage de droits qu’en
matière d’union libre. Ainsi, les partenaires de PACS, à la différence des
couples mariés, ne peuvent pas adopter ensemble mais ils peuvent entamer
une démarche individuelle d’adoption.
Rompre
un PACS
De
nombreux PACS prennent fin tout simplement parce que les partenaires ont
décidé de se marier (le PACS est alors dissous à la date du mariage) !
Mais il est également rapide de dissoudre un PACS si on a décidé de se
séparer. Cette démarche est beaucoup moins compliquée à entreprendre qu’un
divorce. La décision de « rompre » peut être conjointe ou unilatérale. En
clair, l’un des partenaires peut en prendre seul l’initiative sans que
l’autre puisse s’y opposer. C’est souvent un des avantages mis en avant
par les couples qui choisissent ce mode d’union. Néanmoins, à la
différence des concubins qui peuvent se séparer sans aucune formalité, le
couple pacsé doit procéder à quelques démarches.
Décision conjointe de
rompre.
Vous êtes tous les deux d’accord pour vous séparer ? Vous devez alors
remettre ou adresser (par lettre recommandée avec avis de réception) une
déclaration écrite conjointe de fin de PACS au greffe du tribunal
d'instance du lieu de son enregistrement pour la faire enregistrer. Si la
déclaration est adressée par courrier, chaque partenaire doit joindre à
l'envoi la photocopie d'un document d'identité.
Lorsque c’est
le choix d’un seul.
Si la volonté de rompre relève de votre seule initiative, vous devez
signifier cette décision à votre partenaire par huissier de justice. Ce
dernier en enverra une copie au greffe du tribunal d'instance qui a reçu
l'acte initial.
Dans les deux cas, le greffier enregistre la dissolution du PACS, et fait
apposer par l'officier de l'état civil, en marge de l'acte de naissance de
chaque partenaire, la mention de la dissolution du PACS.
Les suites de
la rupture.
Comme en matière d’union libre, le partage des biens à l’issue d’un PACS
se fait à l’amiable dans le respect des droits de chacun et de la
convention de PACS si celle-ci apporte des précisions à ce sujet (par
exemple : liste des biens propres, des biens communs, etc.).
Important !
Les formalités pour
rompre un PACS sont simples. Mais en cas de climat conflictuel, des
complications peuvent survenir pour le partage des biens, et pour
l’éducation des éventuels enfants nés pendant cette union. Les partenaires
qui ne parviennent pas à s’entendre doivent faire appel à la justice. Ils
doivent saisir le tribunal de grande instance qui statuera sur les
conséquences patrimoniales de la rupture. En présence d’enfants, et faute
d’accord amiable (sur le montant de la pension alimentaire, le droit de
visite), ils doivent saisir le juge aux affaires familiales.
Droit international des personnes
et de la famille : Quel tribunal est compétent, quelle loi s’applique ?
juin 2007 -
Dans certains litiges en droit des personnes
et de la famille, des étrangers qui résident habituellement en France ou
des Français vont avoir à se poser des questions liées au « statut
personnel » des intéressés : Quelle est la loi qui s’applique dans telle
affaire ? La loi française ? Une loi étrangère ?Doit-on saisir un tribunal
français ou bien d’un autre pays ?Est-ce que telle décision prise par
une (...)
Sans-papiers mais pas sans droits
juin 2009 - Sans-papiers mais
pas sans droits s’adresse aux sans papiers et à ceux qui les accompagnent.
Contrairement à ce que l’on croit trop souvent, les étrangers en situation
irrégulière ou précaire sur le territoire français ont des droits
fondamentaux. Cette Note pratique recense et explicite ces droits. Elle
est constituée de fiches synthétiques et thématiques réunies par catégorie
de droits ou de (...)
Plus d'infos sur le blog d'Alain PIRIOU
:
Ce sont finalement
146.084 pacs qui ont été signés en 2008, d'après la
dernière livraison de chiffres du bureau de la statistique du
ministère de la Justice. Soit une augmentation de 43% par rapport à
2007 (contre +32% entre 2006 et 2007, alors que le cap des 100.000
pacsés avait été franchi). Avec 273.500 mariages célébrés en 2008,
chiffre quasiment stable par rapport à 2007,
on en est
donc à plus d'un pacs pour deux mariages.
Autre information : pour la première fois depuis
1999, le nombre de dissolutions se stabilise. 23.354 pacs ont été
rompus en 2008, contre 22.783 en 2007 (et 9583 en 2006). Effet du
paquet fiscal ? Depuis l'été 2007, la transmission des biens entre
un défunt et son pacsé survivant n'est plus soumise à l'impôt sur
les successions. Les couples mariés ayant bénéficié de la même
mesure, bien que profitant auparavant d'abattements plus avantageux
que les pacsés, on sera curieux de vérifier l'évolution du nombre de
divorces, quand l'INSEE rendra disponibles les chiffres de l'année
2008.
Enfin, les couples de même sexe représentent
8.217 des pacs signés en 2008, soit 5,6% du total. Difficile
cependant de faire des comparaisons, car ce n'est qu'à partir de
2008 que les données sur le sexe des partenaires sont disponibles.
Toutefois,
une étude publiée en octobre 2007 notait que «leur nombre se
stabilise depuis 2004 autour de 1.800 par an», après un record
de plus de 3.000 atteint en 2000, première année pleine
d'application du pacs. Contrairement à ce qu'on lit parfois, le
nombre de pacs de même sexe augmente donc bien, mais moins vite que
les pacs hétérosexuels. C'est en proportion qu'il diminue,
probablement pour tendre vers la part que représente les couples de
même sexe dans l'ensemble des couples, estimée, d'après l'INED, à 2
ou 3%. Rien que de très normal, en somme, pour un pacs déjà
largement banalisé parmi les couples hétéros.
Pendant ce temps, les recommandations visant à
améliorer le pacs pleuvent sur le gouvernement. Lundi, le Médiateur
de la République y est allé de
son communiqué, en rendant publiques quatre propositions de
réforme au gouvernement: l'extension du bénéfice du capital décès au
partenaire lié à un fonctionnaire par un pacs, possible dans le
privé et dans la fonction publique territoriale ; l'attribution
d’une pension de réversion au pacsé survivant sous condition de
délai ; la reconnaissance des unions civiles contractées à
l'étranger ; et, plus anecdotique, la mise en place d’un congé pour
conclusion d’un pacs.
Il y a deux mois, le
Conseil d'orientation des retraites (COR) constatait en son sein
un «consensus» pour l'ouverture d'un droit à réversion pour
le pacsé survivant, selon des modalités peut-être distinctes du
mariage. Un député UMP s'est même fait connaître en rédigeant
une proposition de loi en ce sens. La Halde devrait quant à elle
recevoir les réponses du gouvernement, le délai imparti de six mois
ayant largement expiré depuis
ses dernières recommandations en la matière.
Le fruit est donc mûr, mais, étrangement, il ne
tombe pas. Le dossier est entre les mains de Rachida Dati, de Brice
Hortefeux et de Nadine Morano. Les deux premiers ne se sont jamais
exprimés sur le sujet, tandis que la troisième, favorable à ces
évolutions, fait preuve d'une discrétion dont elle est pourtant peu
coutumière sur le reste. Halde, COR et Médiateur ayant joué leur
rôle, c'est donc probablement le bon moment pour les associations de
secouer le pommier, et rappeler au président de la République de pas
si lointaines promesses de campagne.
• Alain Piriou •
29/09/2008
300.000 pacsés de plus en 2008?
Le ministère de la Justice vient de livrer les chiffres du Pacs pour le
premier semestre 2008. Croissance, sexe des partenaires, ruptures: des
données intéressantes à éplucher.

A chaque année son record
Au premier semestre 2008, on apprend donc que 444.783
pacs ont été signés depuis 1999. Si on retire 57.777 dissolutions, ce
sont actuellement 387.006 couples qui vivent aujourd’hui en Pacs. Et ce
n’est pas tout: avec 59.752 Pacs signés sur les deux premiers trimestres
de cette année, l’augmentation par rapport à 2007 est de 55%. Un record de
croissance… après une année pourtant record: en 2007, le cap des 100.000
Pacs signés avait été franchi. Cette année, celui des 150.000 devrait donc
être dépassé haut la main.
Couples de même sexe minoritaires
Jusqu’à l’année dernière, le sexe des co-contractants
était inconnu, car non renseigné dans le logiciel qui les recense. Lors
d’une étude publiée en octobre 2007, une statisticienne du ministère avait
eu recours une base de données de l'Insee qui fournit le genre associé à
tous les prénoms donnés aux enfants nés en France de 1900 à 2005. En
allant jusqu'à relever le troisième prénom des pacsés, 95% des Pacs
avaient donc pu être déterminés. Ainsi, l’étude avait établi que 12% du
total des Pacs signés entre 1999 et 2006 était homosexuels (bulletin
Infostat
à télécharger, voir aussi
mon commentaire réagissant à cette publication).
Il semble que depuis cette année, le ministère applique
donc cette méthode trimestre après trimestre. Résultat: on sait qu’au
premier trimestre 2008, les 3.638 Pacs de même sexe signés représentent
6,1% du total. Faut-il s’étonner de cette faible proportion ? Seulement si
l’on croit encore que le Pacs n’est conçu que pour les couples
homosexuels. Or les couples hétéros qui se pacsent de plus en plus
nombreux ont l’air unanimes: le Pacs est aussi fait pour eux. Dès lors,
les couples de même sexe étant minoritaires dans ce pays, il n’y a rien
d’étonnant qu’ils le soient dans le total des pacsés.
Le mariage, cause de rupture

Le taux de séparation, c’est-à-dire le rapport entre le
nombre de Pacs dissous sur le nombre de Pacs signés dans un trimestre
donnés, lui, ne varie pas significativement. De 13,6% (8.151 dissolutions
pour 59.752 signatures), il s’annonce proche du chiffre des années
précédentes. Ce taux de séparation peine à rattraper celui du divorce, qui
est par exemple en 2006 d’un divorce prononcé pour deux mariages célébrés.
Le plus singulier dans cette livraison des deux
premiers trimestres 2008 est que le mariage d’un des deux partenaires
explique dorénavant un quart des dissolutions (2.185 exactement). Jusqu’en
2006, ce phénomène était marginal (voir l'évolution de la zone bleue pâle
sur le graphique cliquable ci-contre), et les chiffres n’accréditaient pas
vraiment cette sympathique légende d'un Pacs comme étape vers le mariage.
Finalement, elle commence à prendre une part de réalité.
• Alain Piriou •

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