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Centre LGBT Charente-Maritime
SAINTES Centre Gay & Lesbien ADHEOS 5 passage Ancienne Caserne 17100 Saintes Ouvert tous les mercredis 14H-18H00 et vendredis et samedis 19H-23H30
LA ROCHELLE : Permanence tous les 3ème mardis du mois salle ADHEOS MAS au 10 rue de la Guignette La Rochelle
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TRANSGENRE C'EST QUOI ?
ASSOCIATION TRANSGENRE... DEFINITION Transgenre est un néologisme français reflétant une terminologie évolutive pour décrire les personnes dont le genre – l'identité psychique et sociale reliée aux concepts d'homme et de femme – rentre en conflit avec leur sexe biologique. Le mot est apparu en premier au Québec où la transgenre Micheline Montreuil l'a popularisé tant devant les tribunaux que dans les médias. Il a par la suite fait son apparition en France. Il serait apparu comme un calque du mot anglais transgender, après qu'on eut commencé à utiliser le mot « genre » pour traduire le concept que la sexologie et la sociologie rend par gender dans la langue anglaise. Ces concepts (« genre » et « transgenre ») ne sont pas encore bien définis. Au Québec au moins, ils sont pris en compte par les services sociaux travaillant avec cette communauté, et commencent à intégrer les disciplines académiques. Identités transgenresLes personnes affirmant des identités transgenres expriment le sentiment profond que leur genre est différent de celui que la société leur assigne, en fonction de leur sexe physique. Ces identités transgenres peuvent prendre plusieurs formes : appartenance à un troisième genre (par exemple androgyne ou intergenre), appartenance à deux ou plusieurs genres (bigenre ou polygenre), appartenance à aucun genre (agenre), identité mobile et brouillage des frontières (queer), etc. Ces personnes se définissent souvent comme transgenres, non pas au sens général décrit dans cet article mais dans le sens particulier de ne pas s'identifier exclusivement dans l'un des deux genres socialement reconnus. Limites et discussionsCes sous-groupes ne sont que des approximations impropres à rendre compte de l'extrême diversité des identités en conflit avec les normes sociales dominantes d'assignation des genres. De plus, ils mélangent les identités des personnes, les parcours et les pratiques qu'elles empruntent pour vivre harmonieusement leurs identités. Malgré ces limites, une approche par les identités offre l'avantage d'énoncer clairement ce dont elle entend rendre compte. Elle se distingue en cela d'approches prétendument scientifiques qui dissimulent leurs a priori normatifs derrière de fausses catégories objectives (stigmatisantes et/ou pathologisantes) : transsexualisme, transgendérisme, travestisme. En effet, catégoriser les personnes suivant des registres de pratiques ou d'actions ne renvoit que les a priori avec lesquels sont constituées ces catégories, dès lors que ce classement fait l'impasse sur les raisons qui motivent ces pratiques et la signification que les sujets leur attachent. Il n'appartient pas à une approche par les identités de segmenter ni de dissoudre les sous-groupes tels qu'ils semblent se constituer à un moment donné. Il serait tout aussi incongru de vouloir mesurer la « distance » entre deux personnes, dont l'une, sous traitement hormonal, revendiquerait une identité transsexuelle MtF sans souhaiter recourir à une chirurgie de réattribution sexuelle et l'autre revendiquerait une identité transgenre et aurait bénéficié d'implants mammaires. Depuis peu, des associations et des personnes opérées renoncent au terme transsexuel et à ses connotations pour se revendiquer transgenres. Prétendre ordonner des sous-groupes (travesti/e occasionnel/le, transgenre, transsexuel/le hormoné/e et/ou opéré/e et/ou avec modification d'état-civil) – et ainsi les hiérarchiser – n'est, somme toute, qu'une tentative forcenée de classer les personnes suivant la norme dominante, hétéro-patriacale, bipolaire et moraliste, qui préside à l'assignation des genres. UsageL'usage du terme transgenre est variable au sein même des communautés transgenres. Certaines personnes transsexuelles ne se considèrent pas comme étant transgenres, soit parce qu'elles ne se considèrent pas « transgressives » du point de vue de l'identité de genre puisqu'elles s'identifient nettement avec l'un ou l'autre genre ; soit parce qu'elles craignent que leur identité et les problèmes qui leur sont particuliers ne soient dilués dans la diversité de situations décrites par le mot « transgenre ». A contrario, d'autres personnes transsexuelles revendiquent l'appellation transgenre et récusent le terme transsexuel, arguant qu'il met l'accent sur le sexe alors qu'elles s'estiment victimes d'une erreur d'assignation de genre. Enfin, d'autres personnes transsexuelles récusent le terme transgenre arguant du fait qu'elles ne changent pas de genre en changeant de sexe puisque leur genre réel a toujours été à l'opposé à celui qu'on leur a assigné à leur naissance. Quasiment sans exception, les personnes transgenres préfèrent être nommées selon le genre avec lequel elles s'identifient ou sous lequel elles se présentent. Ainsi, une personne qui s'est vue attribuer le genre masculin à la naissance, mais qui s'identifie comme étant une femme, préfèrera l'usage des pronoms et des adjectifs féminins ; pour décrire son orientation sexuelle, elle emploiera le vocabulaire de son genre : hétérosexuelle si elle n'est attirée que par les hommes, lesbienne si elle n'est attirée que par les femmes et bisexuelle si elle attirée par les deux. Pour une personne transgenre non transsexuelle, les notions usuellement employées pour décrire l'orientation sexuelle s'avèrent inopérantes, interrogeant par là même leur universalité. Ainsi, une personne multi-genre, dont le genre d'assignation est masculin, mais vivant socialement de manière équilibrée entre plusieurs genres, peut-elle être qualifiée d'hétérosexuelle si elle est exclusivement attirée par les femmes ? Rappelons que le transgendérisme ne paraît pas être relié à l'orientation sexuelle ; des personnes de diverses orientations sexuelles s'identifient comme étant transgenres.
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