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Etudes l'homophobie affecte la santé de ceux qui en sont victimes, prévient Santé publique France

Mercredi 19 mai 2021 à 18h22
Catégories : FRANCE, Revue de presse

L'homophobie constitue un "enjeu de santé publique", car ces discriminations et ces violences ont des conséquences "lourdes et préjudiciables" sur la santé de ceux qui en sont victimes, prévient lundi Santé publique France, chiffres à l'appui.
 
"Les conséquences sont nombreuses en termes de troubles psychologiques et identitaires, de consommations de substances psychoactives, de santé sexuelle dégradée, de difficultés de dialogue avec les professionnels de santé et de renoncements aux soins", écrit l'agence sanitaire à l'occasion de la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie.
 
A partir d'une synthèse des données françaises disponibles et la publication de plusieurs études traitant spécifiquement des conséquences sur la santé mentale, Santé publique France dresse un panorama des impacts des discriminations sur la santé et conclut qu'elles constituent un "déterminant majeur de santé souvent sous-estimé".
 
L'une des études publiées lundi montre ainsi que "le risque d'épisode dépressif, de pensées suicidaires et de tentative de suicide est multiplié au moins par deux" chez les personnes homosexuelles et bisexuelles par rapport à la population de personnes hétérosexuelles. Elles sont aussi plus souvent victimes de violences physiques et/ou verbales.
 
Selon les auteurs, un quart du sur-risque d'avoir des symptômes dépressifs s'expliquerait par le fait d'avoir subi des violences au cours des 12 derniers mois. "Plus de la moitié (56%) des personnes transgenres interrogées via les réseaux sociaux en 2014 déclarait avoir fait une dépression suite à des actes transphobes et 18% une tentative de suicide", pointe aussi Santé publique France.
 
L'agence de santé publique souligne aussi que "la question de l'orientation sexuelle est peu abordée en consultation de médecine générale: 49% des lesbiennes et 40% des homosexuels masculins n'ont jamais parlé de leur orientation sexuelle à leur médecin", une absence de communication qui ne permet pas de prendre en compte leurs besoins spécifiques "en termes de dépistage et de vaccination par exemple".
 
 


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