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Agression d'une femme transgenre à Bordeaux : une "rixe entre ivrognes" ?

Mardi 03 mars 2020 à 11h19
Catégories : FRANCE, Revue de presse

Dans le procès qui s'est tenu ce vendredi au tribunal correctionnel de Bordeaux, les avocats de la femme transgenre agressée en décembre dernier ont tenté de démontrer le caractère transphobe de l'agression. Pour la défense, c'est "une rixe d'ivrognes."
 
L'agression du 8 décembre 2019 à Bordeaux était-elle transphobe? C'est la question que s'est posé le tribunal correctionnel de Bordeaux pendant plus de quatre heures ce vendredi. La femme transgenre de 25 ans, agressée par deux frères il y a deux mois, avait porté plainte pour violences en raison de son genre et de son orientation sexuelle. Mais les deux hommes, qui ont aussi porté plainte pour violences volontaires, contestent cette version.
 
Lors de cette bagarre, qui a éclaté vers six heures du matin à la sortie du parking Jean Jaurès, en plein centre-ville, la femme fait une chute de plus d'un mètre 50 de haut. Les deux frères affirment que la femme transgenre a porté les premiers coups à l'aide du talon de sa chaussure. Elle répond s'être sentie agressée par des insultes à caractère transphobe et homophobe. Lorsque sa perruque est arrachée pendant l'altercation, elle le vit comme "une humiliation".
 
La défense a tenté de démontrer que la bagarre n'est "qu'une rixe entre ivrognes." Selon Maître Dufran, l'avocat d'un des deux frères, "ce n'est pas sa minorité sexuelle qui a déclenché la bagarre." Les avocats de la femme font un pas dans ce sens en reconnaissant qu'il ne s'agit pas "d'une ratonnade", une agression transphobe préméditée. Mais que le caractère transphobe est bien présent en raison des insultes "sale PD, sale travelo" qui fusent à plusieurs reprises.
 
La procureure estime aussi que ce n'est pas "une ratonnade" mais que les deux hommes représentent "la bêtise et l'intolérance ordinaire." Elle a requis six mois de prison avec sursis pour les deux frères, assortis d'un stage de citoyenneté. La défense demande leur relaxe. La décision sera connue le 6 mars.
 


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